Le nombre de pompes distribuant l’éthanol à 10% dans l’essence, l’E10, est maintenant d’environ un millier, assure la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB), à l’occasion de la première assemblée régionale des syndicats betteraviers, tenue le 19 mai près d’Arras.
Le nombre de pompes distribuant l’E10 est d’environ un millier, sur 13 000 stations-service en France. C’est ce qui a été annoncé lors de la première assemblée régionale des syndicats betteraviers, qui s’est tenue le 19 mai à Vamy, près d’Arras, dans le Pas-de-Calais. Pour cette occasion, le responsable du département énergie de la Siplec (la centrale de négoce international de l’enseigne Leclerc), Vincent Muller, est venu témoigner du développement du nouveau carburant qu’est l’E10, lancé début avril en France. Il a souligné la progression des ventes d’éthanol en direct dans l’essence (c’est-à-dire hors ETBE) par la Siplec : 130 000 hl en 2007, 590 000 hl en 2008. Pour 2009, la centrale d’achat devrait vendre 720 000 hl d’éthanol pour l’incorporation en direct dans l’essence. À cela devrait s’ajouter 830 000 hl d’ETBE, produit qui contient 42% d’éthanol, soit 349 000 hl. Donc au total 1 069 000 hl d’éthanol qui devraient être écoulés par la filiale de Leclerc cette année.
Tests sur miscanthus : résultats à l’automne
Les professionnels betteraviers ont rappelé par ailleurs qu’ils sont en train de tester un mélange miscanthus/charbon dans des fours de déshydratation de luzerne, pour, qu’une fois le procédé au point, les sucreries et distilleries d’alcool recourrent le moins possible aux combustibles fossiles. Après l’expérimentation sur luzerne, une autre série d’expérimentations sera menée à l’automne sur la déshydratation des pulpes de betteraves. À la fin de l’année, les industriels auront une idée précise des ratios de miscanthus et de charbon pour leurs fours, a résumé Alain Jeanroy, directeur général de la CGB. Ils pourront ainsi planifier les premières plantations de miscanthus pour 2010.
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Sur les questions sucrières, cette première AG régionale a insisté sur la nécessité, pour l’UE, de ne pas importer plus de 25% de sa consommation de sucre. « Nous sommes déterminés à faire respecter toutes les clauses de sauvegarde et pour saisir toute opportunité d’exporter du sucre » dans le cadre du 1,3 million de tonnes qui est autorisé par l’OMC à l’UE, a indiqué Alain Jeanroy.