Le collectif Nouveaux champs lance sa démarche de progrès “Préserver et restaurer la biodiversité” à travers un nouveau label, bâti en collaboration avec l’ONG Noé biodiversité.
Le Collectif Nouveaux champs, à l’origine du label « Zéro résidu de pesticide », a annoncé le lancement d’une nouvelle identification fondée sur les engagements des exploitations membres de l’association pour la biodiversité, lors d’une conférence de presse le 21 février. Il concernera l’ensemble des gammes commercialisées (fruits, légumes, surgelés, épiceries, fruits secs, vins : 150 produits). Le collectif travaille depuis deux ans sur le projet avec l’ONG Noé Biodiversité. Le nouveau label, qui comprend un cahier des charges et un référentiel (quatorze indicateurs), devrait s’appuyer sur quatre piliers : capacité à restaurer la biodiversité dans les activités de production du groupe (406 producteurs pour 3 500 hectares et 28 filières végétales), réduction des pressions sur la biodiversité, capacité à mobiliser et sensibiliser les acteurs et contribution à une communication à destination des consommateurs.
Le référentiel dans le détail
Le cahier des charges Biodiversité a été construit sur la base du guide des quatorze indicateurs par l’ONG Noé Biodiversité. Ceux-ci sont répartis en deux groupes. Les « indicateurs de pression » concernent les infrastructures agroécologiques (somme et proportion des différents types d’IAE – herbacées, en eau, boisées et ligneuses et rocailleuses), la couverture des sols (plus de trois espèces, dense et homogène) le travail du sol. À quoi s’ajoutent le calcul des IFT insecticides et herbicides comparés à la référence avec une limite à ne pas dépasser pour chaque type de culture (arbo, viti, maraîchage plein champ et sous serre) et le nombre de cultures différentes dans l’assolement et la fertilisation azotée.
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Les « indicateurs d’état » sont des mesures quantitatives et qualitatives qui évaluent la santé et la vitalité des écosystèmes : matière organique du sol, qualité microbiologique des sols, activité biologique des sols, mesure du taux de dégradation de la MO dans les sols, présence de nichoirs à pollinisateurs, quantification de l’activité des vers de terre, observation des espèces terrestres – ravageurs et auxiliaires – pour mesurer les équilibres mis en place au sein de l’exploitation. « Nous avons la conviction que le paysan de demain développera des activités diverses, a expliqué Gilles Bertrandias, président du collectif : énergie, captation de carbone et aussi maintien de la biodiversité, des activités de nature à renforcer notre modèle agricole. Pour nous, le moment était venu de porter un message fort et rendre visible le concept de biodiversité auprès du consommateur ».