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Prix du lait Un nouvel échec de l’interprofession nationale

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La nouvelle réunion de l’interprofession nationale (Cniel) du 5 mai s’est soldée par un échec. « La FNPL s’est vue refuser toute discussion sur le prix du lait par les représentants de la Fnil (Fédération nationale des industriels laitiers privés) et la FNCL (Fédération nationale des coopératives laitières) », souligne la FNPL dans un communiqué.

«Sous couvert de problèmes réglementaires, l’attitude des entreprises montre leur seule volonté de fixer unilatéralement un prix du lait en chute libre pour les prochains mois », commente la FNPL dans un communiqué au titre évocateur : « Hallucinant ! ». Ce communiqué fait suite à la réunion de l’interprofession laitière (Cniel) du 5 mai, initiée par Henri Brichart, président du Cniel et de la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait) qui s’est soldée par un échec.

« C’est inacceptable, surtout qu’après avoir renvoyé le débat du prix du lait dans les régions, et face aux échecs successifs, les responsables des entreprises laitières ont réaffirmé la nécessité d’une discussion nationale », rappelle la FNPL. Pourtant, le 5 mai, « la FNPL s’est vue refuser toute discussion sur le prix du lait par les représentants de la Fnil (Fédération nationale des industriels laitiers privés) et la FNCL (Fédération nationale des coopératives laitières) », souligne le syndicat.

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Pas de « recette »

Il est vrai que l’interprofession nationale n’a plus le « droit » d’établir une recommandation sur le prix du lait depuis l’épisode où la répression des fraudes (DGCCRF) avait cloué au pilori cette pratique, il y a un an. « On se retrouve avec une quinzaine d’indicateurs économiques validés par les trois familles de l’interprofession mais on n’a pas la recette pour les appliquer », commente un observateur. Cette recette figurait justement dans les accords sur le prix du lait. Ils définissaient les modalités du calcul du prix de base à partir de différents indicateurs. Aujourd’hui ces accords âprement négociés depuis 10 ans au sein de l’interprofession sont caducs.

« Dans le mur »

Manifestement, la stratégie des entreprises est de « taper un grand coup » au mois d’avril au niveau de prix du lait et de voir jusqu’où il leur est possible d’aller. « C’est une stratégie à très court terme qui va droit dans le mur », résume Gilles Psalmon, directeur de la FNPL. « La réaction des producteurs de lait français sera en lien avec ce qu’ils constateront sur les bordereaux de paiement de leurs livraisons du mois d’avril », prévient la FNPL. Avec le risque que le syndicalisme ne parvienne plus à maîtriser les mouvements de protestation de leurs troupes.