« Grâce à la politique agricole commune réformée, nous avons les instruments législatifs, budgétaires et administratifs pour une action européenne coordonnée » : c'est l'assurance donnée par Dacian Ciolos, face aux redoutables conséquences, pour une partie des agriculteurs et des marchés, de l'embargo russe sur les produits agroalimentaires de l'UE. Paradoxe de la vie politique roumaine et communautaire, il se fait que le commissaire à l'agriculture, initiateur et cheville ouvrière de cette nouvelle Pac en cours de mise en œuvre – et aujourd'hui gestionnaire de l'urgence –, va devoir, sauf retournement de situation, céder sa place dans la nouvelle Commission qui prendra ses fonctions début novembre. Un Irlandais devrait lui succéder. Confronté à la décision de Moscou, il a élaboré un plan en trois temps : « gestion de crise du marché efficace et correctement calibrée au niveau de l'UE » ; « encouragement à la réorientation des échanges vers de nouveaux débouchés, par le biais de mesures de promotion renforcées en particulier » ; « quand et où cela est nécessaire, compensations adaptées et bien ciblées pour certains secteurs et certaines exploitations vulnérables, tant au niveau de l'UE que national ». Avec, entre autres impératifs, celui de tenter de sauvegarder le revenu « des 9,5 millions de personnes qui travaillent sur les exploitations les plus concernées » par l'embargo. Enfin, message à un probable successeur : le commissaire à l'agriculture souligne que la Commission ne devra « pas hésiter à continuer à montrer son leadership » dans cette crise. .
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