Alors que la France traverse un deuxième épisode de canicule en un peu plus d’un mois, les effets sur les productions fruitières semblent pour l’heure contrastés. Interrogée par Agra presse le 25 juin, la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF, FNSEA) indique que les conditions restent globalement favorables en arboriculture. Les campagnes de fruits à noyaux se déroulent pour le moment dans de bonnes conditions, avec des fruits de qualité, des calibres satisfaisants et moins d’écarts de tri. Un premier bilan qui devra toutefois être confirmé dans les semaines à venir. Du côté des pommes et des poires, il est encore « trop tôt » pour se prononcer, estime l’Association nationale pommes poires (ANPP) auprès d’Agra presse le même jour. Les premiers retours font état d’une situation hétérogène selon les bassins de production. La filière espère disposer d’une vision plus précise des conséquences de la canicule au cours des semaines prochaines.
Des inquiétudes émergent toutefois pour le melon. La canicule fait peser de « vrais risques de pénurie dans trois-quatre semaines » pour ce fruit, a estimé le président du groupement Les Mousquetaires, Thierry Cotillard, anticipant une « flambée » des prix sur les produits agricoles comme cette cucurbitacée, très prisée pendant les fortes chaleurs. Une analyse que nuance fortement l’Association interprofessionnelle du melon (AIM), estimant qu’il est « beaucoup trop tôt » pour parler de pénurie, un mot qualifié de bien « trop fort » par l’AIM. Si les fortes chaleurs provoquent des brûlures sur certains fruits, entraînant « un petit peu plus de tri », l’association interprofessionnelle se montre pour l’heure confiante, précisant qu’« il y aura toujours du melon ».
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JJ