Les ventes de LDC ont progressé de 12,9 % à 2,39 milliards d’euros au premier semestre de l’exercice 2021/2022. Le groupe, qui précise rester très attentif à l’évolution des matières premières, emballages, énergie ou encore transport et à sa capacité à les répercuter dans ses prix, ne donne pas de prévision pour l’ensemble de l’exercice en cours.
Sur les six premiers mois de son exercice 2021/2022 (clos fin février), LDC (marques Le Gaulois, Marie, Loué, Maître Coq…) a réalisé un chiffre d’affaires de 2,39 milliards d’euros, en progression de 12,9 % (+10,8 % à périmètre identique et taux de change constant) par rapport à la même période de l’exercice précédent. Les volumes commercialisés augmentent, eux aussi, de 7,5 % et de 5,3 % à périmètre identique. Sur le seul deuxième trimestre (de juin à août), « la croissance des ventes sur tous les canaux de distribution », est-il souligné, atteint même 14,6 % (+11,6 % à périmètre identique et change constant) sur un an, à 1,2 milliard d’euros.
Avec l’intégration de Ronsard au 1er mai, les ventes semestrielles du pôle volaille (hors amont) affichent une hausse de 12,0 % à 1,64 milliard d’euros (+ 9,7 % à périmètre identique). LDC souligne que cette évolution favorable « intègre les revalorisations tarifaires obtenues par le groupe et la reprise des ventes sur les circuits de consommation hors domicile (restaurants, restauration scolaire et collective) et export ». À l’international, le chiffre d’affaires grimpe de 19,4 % (+18,8 % à taux de change constant et périmètre identique) à 228,9 millions d’euros. Outre la contribution favorable de la société Marnevall en Hongrie, cette forte croissance s’explique aussi par un effet de base favorable sur le deuxième trimestre 2021/2022 « après la levée des mesures de restriction sanitaire en Europe ». Pour mémoire, les ventes du deuxième trimestre de l’exercice précédent étaient en baisse de 21,4 % en valeur. En outre, le groupe souligne que si des hausses de tarifs ont été obtenues au cours sur le 2e trimestre, « à ce jour elles restent insuffisantes au regard de l’évolution du prix des matières premières ».
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Pas de prévisions annuelles
Enfin la division traiteur poursuit sur sa lancée, avec une croissance des ventes de 20,9 % à 350,2 millions d’euros (+16,9 % à périmètre identique sans la contribution de la Société AGF intégrée en novembre 2020). Comme au premier trimestre, la reprise des ventes en restauration hors domicile et l’évolution du mix-produits ont joué favorablement, permettant à ce pôle de continuer à prendre des parts de marché sur les plats cuisinés, les sandwichs, les pizzas ou encore le traiteur asiatique. Sur le seul second trimestre, la progression des ventes ressort à 18,1 % (+14,1 % à périmètre identique).
Habituellement prudent, LDC ne donne cette fois aucun objectif annuel, précisant qu’il « reste particulièrement attentif à l’évolution forte des composantes de ses prix de revient (matières premières, emballages, énergie, transport…) et de la nécessité à les répercuter » auprès de la grande distribution. La publication des résultats semestriels du groupe prévue le 24 novembre offrira une meilleure visibilité sur la tendance des négociations commerciales et donc permettra aux dirigeants d’être plus diserts sur les perspectives pour l’exercice en cours. En 2020/2021, LDC avait dégagé un résultat opérationnel courant de 194 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires de 4,428 milliards d’euros.