Lors de l'assemblée générale annuelle de Nestlé qui se tenait le 16 avril, Peter Brabeck-Letmathe, président du conseil d'administration a déclaré que le groupe aurait du mal à franchir la barre symbolique des 100 milliards de francs suisses (97,3 Mrd€) de chiffre d'affaires en 2015. « Franchir le seuil des 100 milliards, il ne faut pas trop en rêver », a-t-il déclaré en réponse à la question d'un actionnaire. Le président a cité la flambée du franc suisse depuis le début de l'année qui est un obstacle à cet objectif. Rappelons qu'en 2014, Nestlé a réalisé un chiffre d'affaires de 91,6 milliards CHF (89,1 Mrd€) (Agra Alimentation du 26 février). Lors de cette assemblée, le groupe a par ailleurs annoncé, pour la 20e année consécutive, une augmentation de son dividende, à 2,20 CHF (2,12€) par action, contre 2,14 CHF en 2013.
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Le lendemain, le numéro un mondial de l'agroalimentaire publiait un chiffre d'affaires de 20,9 milliards CHF (20,3 Mrd€) pour le premier trimestre de 2015, soit une croissance organique de 4,4 %, légèrement supérieure aux attentes des analystes (+4,3 %). Dans les marchés développés, la croissance organique s'inscrit à 2,5% et dans les marchés émergents à 6,7%. Une évolution « conforme aux prévisions » du groupe, a indiqué Paul Bulcke, l'administrateur délégué de Nestlé, conduite à la fois par la croissance interne réelle (+1,9 %) et par l'adaptation des prix (+2,5 %). « Nous avons réalisé de bonnes performances en ce qui concerne la zone EMENA, Nestlé Waters et les autres activités. Nous avons poursuivi nos efforts pour restaurer la dynamique dans la zone AOA et en Amérique du Nord et nous nous attendons à ce que ces initiatives gagnent de l'élan tout au long de l'année », a-t-il poursuivi. Pour 2015, le groupe maintient ses objectifs annoncés en février d'« une croissance organique d'environ 5% avec amélioration des marges, du bénéfice récurrent par action à taux de change constants et de la rentabilité du capital ». Le 15 avril, Nestlé a confirmé être « entré en négociation exclusive pour la cession de Davigel avec le groupe Brakes, un acteur majeur européen de restauration détenu par Bain Capital ». Le groupe qui ne donne aucun détails financiers précise que la transaction reste soumise à la consultation du personnel et au feu vert des autorités de la concurrence. Selon une source citée par Reuters, Nestlé pourrait récupérer entre 200 et 300 M€ de cette vente.