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Justice Un procès très politique des faucheurs d’OGM de l’été

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Le 8 décembre à Toulouse se tiendra le premier d’une série de procès des « faucheurs volontaires » de cet été. Parmi les 9 prévenus, José Bové, Gilles Lemaire, Noël Mamère et le député européen Gérard Onesta comparaîtront pour avoir détruit des essais des sociétés Pioneer et Syngenta. Les prévenus ont reçu le soutien de la sénatrice Dominique Voynet. Les professionnels des semences et de la protection des plantes espèrent que les sanctions seront prononcées « avec fermeté ».

Le 8 novembre à Toulouse se tiendra le procès de 9 faucheurs volontaires d’OGM, parmi lesquels José Bové, Gilles Lemaire, Noël Mamère et le député européen Gérard Onesta. Ils comparaîtront pour avoir détruit le 25 juillet à Menville en Haute-Garonne un essai préalable à l’homologation de variétés de maïs transgéniques. D’une superficie de 13 000 mètres carrés, il comportait la variété NK 603 de Pioneer, résistante au glyphosate, la variété 1507 de Pioneer, résistante aux pyrales et sésamies, ainsi qu’au glufosinate d’ammonium, un maïs de Pioneer contenant le gène Mon810, résistant à la pyrale et aux sésamies, et la variété Bt 11 de Syngenta résistant aux pyrales et sésamies.

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Les faucheurs demandent un référendum

D’après le collectif des Faucheurs volontaires, ce premier procès « sera l’occasion de lancer le grand débat public sur les OGM qui devrait permettre aux citoyens de se prononcer à terme par référendum sur l’utilisation des OGM en agriculture et dans l’alimentation ». Ils ont reçu le soutien de la sénatrice Dominique Voynet qui « demande au tribunal de considérer le bien-fondé de leur action ». D’après elle, « depuis des années, les décisions se prennent dans le secret, les lobbies agissent dans l’opacité, les avis des chercheurs et scientifiques hostiles aux expérimentations en milieu non confiné ne sont pas pris en compte. Et les arrêtés des maires qui demandent qu’on applique le principe de précaution sont systématiquement bafoués ». La « plateforme » rassemblant la CFS (semenciers), le Gnis (semences et plants) et l’UIPP (protection des plantes) attend « le procès du vandalisme en réunion ». Les professionnels des semences et de la protection des plantes « restent sereins quant à l’application de la loi. Ils attendent simplement que les sanctions soient prononcées avec fermeté ». Un autre procès est attendu le 14 décembre pour la destruction d’un essai de Biogemma, suivi d’un troisième le 15 janvier pour la destruction d’une essai de Monsanto.