L’Inra est en train d’élaborer un programme national de recherche dans le domaine des productions légumières, en partenariat avec les comités économiques de producteurs, avec les régions et le ministère de l’Agriculture, indique Denis Onfroy, membre du bureau de la Fédération nationale des producteurs de légumes.
Guy Riba, directeur général délégué de l’Inra, avait mentionné fin décembre le développement de programmes de recherche de l’Inra en partenariat avec les filières professionnelles, comme Porcherie Verte, Production fruitière intégrée, Pâturage, etc. Il avait à cette occasion évoqué un prochain programme de recherches légumières, qui devrait être appelé «Production légumière intégrée» (Pli). Ce programme aura pour objectif, comme ceux qui viennent d’être cités, de mettre au point des systèmes de production innovants et durables.
Une flore conçue pour héberger des prédateurs
En l’occurrence, il s’agira de mieux organiser la lutte intégrée : repérer les parasites, puis mettre en place des populations de prédateurs des parasites. En plein champ, on organisera des rotations de cultures et on introduira des zones de compensation écologique, non cultivées, qui abriteront des prédateurs, a précisé M. Onfroy. Il faudra donc implanter une flore adaptée à la prolifération de ces prédateurs.
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« Si l’on veut organiser la lutte de façon rationnelle, il faut le faire de façon collective», a indiqué Denis Onfroy, s’appuyant sur ce qui a été fait depuis dix ans dans le Val de Saire (Manche). Les résultats obtenus dans cette zone légumière en terme de réduction d’engrais et de pesticides ont pu l’être grâce à l’adhésion de tous, a-t-il souligné. Ce sera un programme national de recherche, qui pourra être financé par l’ANR (Agence nationale de la recherche, créée en février dernier), ainsi que par des ensembles de régions : grand Ouest ou grand Sud-ouest, quart Nord-Est, etc...« Il faut mettre en place d’autres méthodes de lutte contre les parasites que la lutte chimique. On dispose de peu de recherches en France et dans l’UE dans ce domaine», a poursuivi Denis Onfroy. Seules quelques expérimentations ont été menées au Canada et aux Pays-Bas.
Le projet est porté par la FNPL, mais il doit être relayé par les régions et les organisations économiques de producteurs. Il est soutenu par le ministre de l’Agriculture, selon M. Onfroy. Ce programme est prévu pour les années de 2007 à 2013.