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Un projet de méthanisation dans l’Oise

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Éric Delacour, président du bureau d’études Bio-nrj, basé à Paris, a présenté un projet de méthanisation qu’il prépare à Moyon dans l’Oise, à partir de déjections animales des élevages, de boues de stations d’épuration et de déchets verts (tonte des pelouses, taille des haies de jardins, feuilles). Ce projet, qui associe une coopérative agricole et des collectivités territoriales, devrait générer 4,5 millions de mètres cubes de bio-gaz par an. L’électricité produite devrait représenter l’équivalent de la production de trois éoliennes. Après la méthanisation des substrats, le résidus permettra de fertiliser 1 700 hectares de cultures. « On a des problèmes d’érosion des sols en France. La fertilisation à partir de matière organique joue un rôle fondamental dans la fertilité des sols », a fait remarquer Éric Delacour.

Dans ce cas précis, quelle valorisation possible via les crédits de CO2 ? Ce sera probablement la fraction calorique et non l’électricité. « On considère que l’électricité renouvelable est déjà prise en compte dans sa contribution à la lutte contre l’effet de serre à travers le tarif de rachat, qui est de 10 à 11 centimes le kilowatt-heure (alors que le prix de revient du kilowatt-heure standard est de 5 centimes). Par contre l’énergie thermique n’est pas encore prise en compte », a expliqué le président du bureau d’études.

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La comptabilisation des calories est techniquement simple. Des volu-compteurs mesurent l’eau froide à l’entrée et l’eau chaude à la sortie et à partir des degrés différentiels calculent les calories produites.