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Un projet de norme internationale pour évaluer les politiques biodiversité

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« L’enjeu de la biodiversité ne sera pleinement partagé qu’à partir du moment où les initiatives ont des dénominateurs communs, tels que les normes », estime Olivier Peyrat, directeur général de l’Afnor, dans un communiqué. C’est à ce titre qu’il a remis le 27 janvier à Eddy Njoroge, président de l’ISO (Organisation internationale de normalisation), une proposition visant à créer un comité international sur la biodiversité, afin d’aboutir à une nouvelle norme.

Dès 2019, l’Afnor a d’abord mené un travail à l’échelle nationale, en lançant un comité en vue de la création de trois standards français dédiés à la biodiversité. Les deux premiers référentiels sont amenés à devenir les outils de travail des acteurs du génie écologique, en normalisant les évaluations des écosystèmes, ainsi que les travaux de restauration. Le troisième référentiel, en développement depuis un an, évaluera tous les processus internes prenant en compte la biodiversité, tant chez les acteurs publics que chez les acteurs privés. Comme l’explique Agnès Meur, responsable du développement des activités eau et biodiversité au sein de l’Afnor, « il s’adresse à tout organisme à la recherche de méthodes ».

Cette norme, qui devrait voir le jour en 2021, fait actuellement l’objet d’un travail entre vingt-trois structures, dont le ministère de l’Agriculture, le ministère de la Transition écologique, Total, le Muséum national d’histoire naturelle, ou l’association France Nature environnement. « Elle pourra être déclinée sous plusieurs formes, avec une approche sur les structures, et une approche territoriale », précise Agnès Meur.

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Et c’est précisément cette norme que l’Afnor espère transformer en standard international avec le projet déposé auprès de l’Iso. « Nous souhaitons évidemment emmener le plus grand nombre de pays, mais nous avons déjà le soutien d’autres pays européens, ainsi que de pays en développement, en Amazonie, ou dans les bassins du Mekong et du Congo », confie Agnès Meur. L’ISO rendra sa décision en mai, quelques semaines avant le congrès mondial de l’Iucn à Marseille.

« Nous souhaitons évidemment emmener le plus grand nombre de pays »