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ACQUISITION/VIANDE DE PORC Un projet de redémarrage de l'abattoir de Lampaul-Guimiliau

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Un article du Télégramme de Brest suivi d'une dépêche de l'AFP ont révélé, le weedend dernier, qu'une poignée d'ex-cadres de l'abattoir Gad SAS, abattoir de porcs fermé depuis octobre dernier à Lampaul-Guimiliau (Finistère) – 889 emplois supprimmés –, préparaient un projet de reprise, avec le soutien actif de la chambre de commerce et d'industrie de Morlaix. Leur projet tiendrait dans l'abattage de 10 000 porcs/semaine avec l'emploi de 250 personnes. L'abattoir fermé en traitait 20 000 /semaine, avant sa fermeture. Gad SAS s'était placé sous la protection du tribunal de commerce de Morlaix puis de Rennes, en février 2013, pour trouver des solutions au creusement de son passif. Après des mois de recherche d'investisseurs extérieurs, le tribunal de commerce avait dû se résigner à accepter, le 11 octobre, le plan de continuation de l'actionnaire majoritaire de Gad SAS, CECAB. Il prévoyait la fermeture de Gad Lampaul, du siège du groupe à Saint-Martin des Champs près de Morlaix, la suppression de 889 emplois et le transfert de l'activité sur le second site d'abattage du groupe à Josselin.

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L'irruption du projet de reprise, un peu plus de trois mois seulement après la décision du tribunal de commerce de Rennes a de quoi surprendre. Les porteurs du projet ont soigné leur effet de communication. Au Télégramme de Brest, ils ont expliqué qu'ils auraient mobilisé « plusieurs millions d'euros de capital » et disposeraient du soutien « d'une douzaine de partenaires nord-finistériens issus des secteurs industriel, coopératif et agricole ». A l'AFP, l'entourage du ministre délégué à l'Agroalimentaire a indiqué que Guillaume Garrot en a été informé. Pour le maire de Lampaul-Guimiliau, Jean-Marc Puchois, qu'on a vu à de nombreuses reprises, l'an passé, se battre aux côtés des salariés pour éviter le pire, tout est possible. « L'outil reste opérationnel, les lignes n'ont pas été déménagées, contrairement à ce qui a été dit à un moment. » Gad SAS se refuse à tout commentaire sur ce dossier. Que ce soit sur le projet de redémarrage de l'activité ou sur le transfert des lignes d'abattage-découpe. « Rien ne bougera tant que l'Etablissement public foncier régional n'aura pas rendu publique son étude sur les différents scénarii possibles de revitalisation du site, ce qui est prévu dans quelques semaines », précise M. Puchois.