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Viande bovine Un projet de société franco-algérienne pour développer l'export bovin

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Plusieurs opérateurs privés français projettent de créer une société d'économie mixte franco-algérienne, dont le but serait de développer les exportations de viande bovine et de vif vers l'Algérie, mais également l'engraissement et l'abattage en Algérie. Un pacte d'actionnaire est prévu, le 4 décembre à Paris, à l'occasion du prochain comité mixte économique France-Algérie (Comefa), apprend-on de source ministérielle.

Au retour de son voyage en Algérie et en Tunisie, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a évoqué, par communiqué, « un projet de création d'une société d'économie mixte franco-algérienne » dans le secteur de la viande bovine. Ce projet qui rassemble de nombreux opérateurs privés français serait sur le point d'aboutir après un an et demi de travaux. De source ministérielle, un pacte d'actionnaire est prévu, le 4 décembre à Paris, pour créer officiellement cette société à l'occasion du prochain comité mixte économique France-Algérie (Comefa). Dans un contexte de cours baissiers sur le marché européen de la viande bovine, cette société doit permettre de « développer les exportations françaises de broutards maigres et de mettre en place une filière algérienne d'engraissement de broutards et d'abattage-découpe », explique le communiqué du ministère, le 31 octobre.

Resserrer les liens entre les deux filières

Si elle voit le jour, cette société aura un capital majoritairement algérien, et devrait bénéficier de conditions « plus favorables » au commerce de ses produits vers l'Algérie. Côté algérien, le ministère évoque la participation d'une structure publique, la Société de gestion des participations-productions animales (SGP Proda), très impliquée dans le commerce de la viande et la régulation des marchés alimentaires en Algérie. Côté français, les principaux opérateurs privés du secteur (viande et vif) y participeront, annonce-t-on au ministère. Ce voyage de l'autre côté de la Méditerranée semble avoir été fructueux pour la filière. Dans un communiqué le 3 novembre, Dominique Langlois, qui a fait le déplacement avec Stéphane Le Foll, déclare être « très satisfait des avantages obtenus dans le cadre de la mise en place d'accords de coopération franco-algériens destinés à l'importation d'animaux vivants (broutards) et de viande française ».

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Le ministère continue de faire pression

Le ministère de l'Agriculture n'en finit pas de pousser l'aval de la filière viande bovine à développer les exportations. C'est une demande récurrente des éleveurs, qui veulent sortir du « marigot du marché européen ». En mars dernier, Stéphane Le Foll a consacré la première réunion du « Comité export des filières agricoles et agroalimentaire » à la viande bovine. Le précédent ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire avait créé en octobre 2011 le Groupement export France (GEF), un organe de prospection sur les marchés extérieurs, qui fut mis en sommeil le 1er janvier 2014. Espérons pour les éleveurs que cette nouvelle initiative ait plus de réussite.