Pour développer des approvisionnements plus locaux, des industriels du Lot-et-Garonne cherchent à générer la création d'une entreprise de première transformation de fruits et de légumes. Une étude est en cours pour connaître le montant des investissements nécessaires.
Générer la création d'une usine de première transformation de fruits et légumes dans le Sud-ouest, c'est le projet mené par un cluster d'industriel du Lot-et-Garonne mené par la Chambre de commerce d'Agen et Agrotech. Une étude en cours précisera bientôt le montant des investissements à réaliser. Pour les industriels du département et plus largement de la région, l'enjeu est de pouvoir développer des approvisionnements locaux pour leurs lignes de transformation. Philippe Blanc, directeur général de Favols Naturgie, une entreprise installée à Bias, en Lot-et-Garonne et travaillant en bio et en conventionnel dans le segment des fruits transformés premium, explique la démarche. « Notre entreprise, qui réalise 12 millions de chiffre d'affaires et emploie une cinquantaine de personnes, est souvent obligée d'aller s'approvisionner dans d'autres départements, voire d'autre régions ou à l'étranger pour trouver les produits dont nous avons besoin. Hors, pour nous, l'argument “locavore” est important, et nous souhaitons pouvoir travailler de manière beaucoup plus importantes avec les producteurs locaux. » Le hic, c'est l'absence d'une part d'un outil industriel qui pourrait assurer la première transformation des produits, nettoyage, dénoyautage, découpage, congélation et d'autre part, d'une filière de production destinée à la transformation pour des confitures, des compotes, des plats préparés.
CRÉER UNE FILIÈRE DÉDIÉE
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L'étude permettra de connaître le montant des investissements nécessaires. « A nous ensuite d'interroger les collectivités sur leur volonté. Encore rare en France, ce type d'entreprise intermédiaire existe dans d'autres pays européen, comme en Italie. Nous sommes au bas mot une dizaine d'industriels significatifs à être intéressés par cet outil, nous regardons aussi dans les régions voisines pour associer plus d'industriels et de filières à cet outil. » Toutes les productions fruitières et légumières de la région, hors tomate et pomme de terre, sont concernées. En filigrane, les industriels qui participent à cette réflexion comptent également sur cet outil pour susciter le développement d'une filière propre à la production pour l'industrie. « Il faut aussi que le monde agricole comprenne que nous ne pouvons pas travailler les invendus de leur saison, que nous avons besoin de variétés particulières et d'itinéraires culturaux adaptés. » Le projet sera dessiné, dans ses grandes lignes, pour la fin de l'année. Au collectivités ensuite de s'en saisir !