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Abeilles Un protocole de surveillance des abeilles sera mis en œuvre cet hiver

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Le 17 novembre, les services de l'Etat ont annoncé qu'un protocole de surveillance des abeilles serait mis en œuvre cet hiver. Cette décision fait suite à la surmortalité des abeilles dans le Sud-Ouest l'hiver dernier.

Les services de l'Etat ont annoncé le 17 novembre la mise en place d'un protocole de surveillance des abeilles pour poursuivre l'étude des causes de la mortalité des abeilles, selon un communiqué de la préfecture de Pyrénées-Orientales. Deux zones sont ciblées : les Pyrénées et les Alpes. La surveillance commencera cet hiver et pour deux saisons. Elle devrait concerner, pour commencer, des ruchers-tests.

Cette initiative était très attendue de la filière apicole excédée des surmortalités dans les ruchers chaque année. Jean-Philippe Antoine, porte-parole du Collectif des apiculteurs sinistrés des Pyrénées-Orientales commente : « Plus de 5 000 ruches ont été déclarées comme mortes au cours de l'hiver dernier dans les Pyrénées et les Alpes ». La surmortalité des abeilles l'hiver 2013-2014 dans le Sud-Ouest a été l'allumette qui a mis le feu à la poudre. « Certains agriculteurs ont perdu plus de 50% de leur cheptel », rappelle Sylvie Humbert, apicultrice ariégeoise.

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A la suite de ce constat, les services de l'Etat s'étaient décidés à déterminer, pour la première fois en post-mortem, les causes de la surmortalité des abeilles. Les résultats de l'analyse étaient présentés à la préfecture d'Ariège, le 17 novembre. « Ils ne permettent pas, en l'état, de conclure à une origine commune et unifactorielle pour l'ensemble des départements touchés », soutient la préfecture des Pyrénées-Orientales. Les investigations ont été menées chez 52 apiculteurs, parmi les 58 ayant déclaré des pertes de cheptel dans les Pyrénées orientales et l'Ariège, et dans les 25 élevages à proximité des ruchers touchés. Les résultats ne satisfont pas les apiculteurs. « Les résultats sont peu probants car les échantillons ont été prélevés trop tardivement », soutient Sylvie Humbert, apicultrice d'Ariège.

Selon la responsable de la Direction départementale de la protection de la population, Chantal Berton, « cette enquête a permis de mettre en évidence, à l'état de traces, la présence d'agents pathogènes et de substances chimiques connues pour des usages divers: utilisation phytosanitaire, usage sanitaire et biocide en élevage, usage apicole »