L’annonce, il y a quelques jours, par le ministre de l’Agriculture du regroupement de l’Inspection générale de l’agriculture, du Conseil général du Gref (Génie rural des eaux et forêts) et du Conseil général vétérinaire a provoqué une réelle émotion chez les agents publics concernés. Michel Deschamps, président du SNIGIA (Syndicat national des inspecteurs généraux et inspecteurs de l’agriculture), a aussitôt écrit une lettre au ministre, lui demandant des explications et des assurances. Reçu le 19 avril par le directeur de cabinet du ministre, il s’est montré ensuite « vigilant » tout en considérant la situation « ouverte ».
Ce n’est pas la nécessité de procéder à un regroupement qui est contestée par les inspecteurs de l’agriculture, mais la manière de laquelle on procède, de même que l’objectif recherché quant à la mission que doivent assumer ces services. « Il faut partir des vrais besoins » en matière d’inspection et de contrôle, estime Michel Deschamps qui juge, après sa rencontre avec le directeur de cabinet du ministre, « la situation ouverte». C’est Paul Vialle, vice-président du conseil général du Gref, qui a reçu une lettre de mission pour réaliser un rapport sur ce rapprochement d’ici fin mai.
Plus grandes exigences
C’est aussi le contexte général qui motive ce projet, rappelle-t-on : l’Europe est de plus en plus exigeante en matière de contrôle et d’évaluation de l’action du ministère, de même que les citoyens, tandis que le gouvernement est soucieux de l’utilisation des deniers publics.
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En dépit d’un nécessaire regroupement, c’est une grande vigilance qui règne chez les inspecteurs de l’agriculture. Les autres corps ne sont pas forcément formés à l’audit interne et certains craignent que l’intérêt de tel ou tel corps prenne le pas sur la question de fond : comment faire en sorte que le ministère dispose d’un outil d’audit et d’évaluation à la hauteur des exigences de la société. Le groupe de travail présidé par Paul Vialle devait se réunir pour la première fois le lundi 25 avril.