Le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) juge le remplissage des nappes d'eau souterraine « assez exceptionnel », avec une reprise précoce de la recharge.
« La situation est assez exceptionnelle pour l'époque, avec 87 % des réservoirs à un niveau normal ou supérieur à la normale au 1er septembre, a souligné l'hydrogéologue Philippe Vigouroux lors d'une conférence de presse, le 25 septembre à Paris. On constate une avance d'un à deux mois pour la bascule entre les basses eaux et la recharge des nappes. »
La situation des nappes est jugée favorable notamment sur la plus grande partie du bassin Adour Garonne, dans la vallée du Rhône, l'Alsace ou dans le bassin Artois Picardie et l'ouest du pays. « Emblématique pour les cultures, la Beauce centrale bénéficie d'un niveau très au-dessus de la moyenne et même supérieur à la quinquennale humide » (ayant une probabilité de 1/5 d'être dépassé), a noté Philippe Vigouroux. À l'origine de ces niveaux, des précipitations au-dessus des normales dans l'Ouest depuis septembre 2013, et un mois d'août notablement pluvieux dans de nombreuses régions.
Vers une recharge hivernale correcte
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Seuls 45 % des points de surveillance du niveau des nappes ressortent en baisse au 1er septembre. « Cette situation de bascule est assez exceptionnelle par sa précocité », a-t-il estimé. En 2013 à la même époque, 77 % des points étaient encore en baisse.
Une ombre au tableau : l'Hérault présente des niveaux encore déficitaires à cause du manque de pluie lors des derniers mois. Cette situation « un peu délicate » est à relativiser, car les pluies cévenoles récentes peuvent avoir comblé le retard.
« On part sur une recharge hivernale correcte », a déclaré Philippe Vigouroux, ajoutant qu'elle ne garantit pas pour autant de bons niveaux pour le printemps, quand les besoins en eau se font plus pressants.