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Un robot maïsiculteur dans les starting-blocks

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La start-up toulousaine AgreenCulture et le fabricant de machines agricoles Kuhn ont bouclé avec plusieurs autres partenaires (Pioneer, Compo expert, Actura et Ausy) il y a deux semaines le challenge Centéol 2018. 

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Ce projet lancé par le ministère de l’Écologie en 2017 consistait à réaliser un itinéraire quasi complet d'interventions sur maïs sans intervention de l'homme  : préparation du sillon, semis, fertilisation, pulvérisation de phytos, désherbage mécanique… Le tout sur 50 hectares.

Pari réussi, les trois robots utilisés sont allés au bout de l’essai et «le maïs est magnifique», se réjouit Christophe Aubé, fondateur d’Agreenculture.
 
L’analyse des données du challenge a déjà débuté, les premiers résultats technico-agronomiques devraient être présentés en septembre. Les suites données à la collaboration entre les deux entreprises doivent également se décider prochainement.

AgreenCulture prévoit d'ores et déjà une levée de fonds d’ici la fin de l’année, d’un montant largement plus important que celui de 210 000 euros lancé en 2016. La start-up veut «industrialiser» les briques technologiques qu’elle maîtrise : guidage et positionnement de l’engin notamment ainsi que les systèmes embarqués.

Pour Christophe Aubé, le principal atout de ces robots face aux tracteurs guidés par l’homme réside dans la plus faible compaction des sols via l’utilisation de grandes chenilles, la réduction des intrants en optimisant leur apport, et des couts maitrisés.

Ces robots ont également permis de collecter beaucoup d’informations, qui pourraient permettre, dans le futur grâce à des nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle, d’adapter l’intervention suivante, indique Christophe Aubé.
 
Parallèlement au Challenge Centéol, lancé en 2017 à l’initiative du ministère de l’Environnement, AgreenCulture n’a pas abandonné son précédent projet, le robot Céol. Plus petit, très autonome (environ 24h) et adapté à plusieurs cultures, le maïs (binage), la vigne (broyage inter-ceps) et les pépinières (binage et broyage), AgreenCulture veut en lancer une nouvelle version prototype, redessinée, à l’automne.
 
AgreenCulture a un troisième projet dans les cartons : le développement de modèles de reconnaissance des adventices, destinée à améliorer le désherbage intelligent sur ses robots.