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Un secteur italien de l'abattage contraint à la restructuration et à la diversification

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«Le secteur italien de l'abattage est encore très atomisé », observe l'Institut de l'élevage, dans son dossier Economie de l'élevage de juin. Si la restructuration a été très forte en 1990 et 2000 (-56%), leur nombre reste très élevé (2 200 en 2000 en Italie pour 339 en France la même année). « Compte tenu de ce grand nombre, la taille moyenne d'un abattoir italien serait dix fois moindre », selon l'Institut de l'élevage, par rapport à celle d'un abattoir français. En Italie, « aujourd'hui encore, beaucoup [d'abattoir,ndlr] ne travaillent qu'à 50% de leur capacité, ce qui pèse fortement sur les coûts d'abattage ramenés au kg de viande produite. » De manière globale, les coûts d'abattage semblent plus lourd en Italie qu'en France.
Les charges de structures et de personnel plombent le résultat de bon nombre d'entreprises. Par ailleurs, l'étude montre que « pour survivre, par manque de matière première, ou encore pour compléter leur gamme, les abattoirs ont été contraints d'élargir leur champ d'activité pour se tourner vers la transformation, voire le commerce, de viande d'importation. Ils sont ainsi devenus un important point d'entrée de la viande bovine étrangère. »

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