Fleury Michon, qui s’attendait à un tassement de ses résultats financiers, a fait finalement mieux que prévu au premier semestre 2005. La croissance qui s’est confirmée au troisième trimestre le rend également optimiste pour l’ensemble de l’exercice.
Fleury Michon a fait mieux que prévu sur les neuf premiers mois de l’année. Il a enregistré sur le premier semestre un bénéfice net consolidé de 6,01 millions d’euros, en hausse de 1,7% sur celui de la même période de 2004. De plus, au troisième trimestre, la croissance du groupe s’est accélérée sur son coeur de métier et lui permet de « confirmer ses objectifs annuels de chiffre d’affaires et de résultats », comme il l’a précisé le 18 octobre devant la presse et les analystes financiers.
Le chiffre d’affaires a atteint 313,4 millions d’euros au cours des neuf premiers mois de son exercice 2005, en hausse de 5,9% sur la même période de 2004, a annoncé Maurice Dupret, directeur financier. Par secteur, l’activité traiteur voit ses ventes croître de 4,9 % à 135,4 M EUR, la charcuterie libre-service progresse de 3,1% à 164 M EUR. Les relais de croissance (activité plateau-repas, catering aérien ou ferroviaire, distribution automatique, ainsi que l’activité en Italie et en Espagne) représentent 7,4 M EUR, soit une multiplication par 6,7 des ventes par rapport à fin septembre 2004.
Le surcoût des charges Robien a été absorbé
En avril dernier, le président du conseil de surveillance Yves Gonnord avait indiqué que 2005 serait « une année de croissance de l’activité et de pause dans nos résultats», pause « passagère qui permettra de mieux rebondir en 2006 ». Le groupe tablait ainsi sur une baisse de 5,8% de son bénéfice annuel à 13 M EUR, une régression de 7% de son résultat opérationnel à 20,73 M EUR et une évolution de 4,7% de son chiffre d’affaires à 629,5 M EUR. Au premier semestre, le groupe agroalimentaire a en fait « tiré parti de sa stratégie Solutions Repas (écoute des consommateurs, innovations, marque forte et productivité) en phase avec les attentes des consommateurs ». Le chiffre d’affaires, retraité de la déconsolidation de Spécialités du Monde, a ainsi progressé de 5,3% à 207,5 M EUR, « en ligne avec les objectifs 2005 », relève la société. Le résultat opérationnel a atteint 9,07 M EUR contre 9,90 M EUR un an plus tôt. « L’évolution des activités cœur de métier et l’apport de la nouvelle activité plateaux-repas acquise auprès de Fauchon permettent d’absorber partiellement le surcoût lié à l’arrêt des exonérations de charges sociales dites de Robien », explique le groupe. Sur le cœur de métier, les ventes des produits stratégiques de Fleury Michon ont progressé de 6 % au cours du premier semestre: +7,9 % pour les plats cuisinés, +4,6 % pour les jambons de porc et volaille, +1,4 % pour le surimi et +10 % pour les charcuteries cuisinées.
Nouveau partenariat en Espagne
En France, le groupe a réorienté la politique de développement de l’activité Graine d’Appétit et distribution automatique « vers un renforcement des partenariats avec les acteurs leaders de l’hôtellerie et de la restauration d’entreprise ». A l’étranger, la croissance et la rentabilité de l’activité italienne sont « en avance sur le plan de marche », estime Fleury Michon. En Espagne, après les déboires enregistrés naguère lors d’une première tentative avec Galina Bianca, un nouvel accord de partenariat a été signé en juin avec un industriel non révélé mais bien introduit auprès d’une grande enseigne, le but étant d’abord d’effectuer un test en plats cuisinés début 2006, indiquent prudemment les dirigeants. Aux Etats-Unis, une unité de production de plats cuisinés sous licence est en cours de construction avec un industriel du Kentucky.