Le Sommet mondial du lait se tiendra du 15 au 18 octobre à Paris. À cette occasion, près de 40 pays prendront des engagements pour produire du lait plus durable.
L’écosystème laitier mondial sera réuni à l’occasion du Sommet mondial du lait qui se tiendra du 15 au 18 octobre à Paris. Plus de 1 500 personnes (experts, producteurs, industriels, officiels, journalistes…) et 53 délégations nationales sont attendues pour assister à ce colloque scientifique qui aura pour thème la durabilité (conférences, tables rondes, visites techniques…). En parallèle, les 39 pays adhérents à la Fédération internationale du lait (Fil) devraient s’engager sur des objectifs communs de durabilité (environnement, économie et social). Cette feuille de route s’inscrira dans le prolongement de la déclaration de Rotterdam sur la durabilité des systèmes laitiers signée en 2016. « C’est un Davos des produits laitiers », illustre Laurent Damiens, le directeur général adjoint du Cniel (interprofession française), en référence au Forum économique mondial réunissant chaque année les décideurs politiques et économiques.
Des « normes mondiales »
« Nous devons faire face à de nombreux défis. Il faut produire plus pour répondre à la demande mondiale en constante augmentation et il faut aussi produire mieux pour répondre aux attentes sociétales et aux enjeux climatiques, sans oublier le nécessaire renouvellement des générations », estime le président de Fil France, Ludovic Blin, également représentant syndical (FNSEA) des producteurs de lait. Selon l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’élevage est responsable de 12 % des émissions de gaz à effet de serre liées à l’activité humaine et le lait est la cause 30 % de ces émissions.
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La Fil existe depuis 1903 et représente plus de 75 % de la production laitière mondiale. Sa première mission a été d’établir des normes sanitaires internationales pour les produits laitiers, notamment pour la pasteurisation. « Désormais, nous développons des normes mondiales pour la durabilité et nous espérons faire un grand pas dans ce sens à Paris », indique la directrice générale de la Fil, Laurence Rycken.
« La question de l’export durable est aussi un enjeu pour la filière française », complète Laurent Damiens du Cniel. Quatre litres de lait produit en France sur dix sont exportés. « Notre stratégie à long terme est de ne plus exporter des produits laitiers entrant en concurrence avec les productions locales, notamment en Afrique de l’Ouest », poursuit-il. D’ailleurs, le Sénégal devrait bientôt rejoindre la Fil avec le parrainage de la France.