« On a besoin de définir au niveau national, un tableau de bord de cette agro-écologie que nous souhaitons, avec des objectifs », a indiqué Stéphane Le Foll, en clôture du colloque « Agro-écologie et recherche », organisé le 17 octobre à Paris. Il en esquissait les grandes lignes, invitant les organismes de recherche notamment (Cirad, Irstea et Inra en particulier), à compléter ses propositions. Stéphane Le Foll propose un cap : « Que la moitié des exploitations puissent changer de système », dans le « pas de temps » long dans lequel il entend inscrire la transition agro-écologique, en évoquant 2025. Cinq objectifs ont été proposés : le maintien ou l’augmentation des rendements, « en ayant pour objectif économique le niveau des revenus en agriculture ; et la question de la marge brute est à ce titre importante ». Ensuite le ministre propose de se fixer des objectifs de réduction des produits phytosanitaires et du recours à la matière azotée. Mais aussi d’augmenter la biodiversité, d’augmenter « les énergies renouvelables produites autour de l’agriculture » (le ministre citait la méthanisation, le photovoltaïque, la biomasse en général). Et « d’améliorer la matière organique des sols et la microbiologie des sols ». La question du développement « est au cœur du débat sur la diffusion et la valorisation des savoirs », a ajouté Stéphane Le Foll. « On aura à travailler avec l’APCA, l’Acta (instituts techniques), les Draaf (directions régionales de l’agriculture), et tous les réseaux qui ont des propositions ». Des contrats d’objectifs devraient notamment être fixés, avance le ministre, qui en appelle à « la mobilisation de tous, en particulier de l’APCA ».
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