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FranceAgriMer Un vignoble dédié à la production de moûts concentrés à l’étude

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La profession viticole souhaite avancer sur un projet, à l’étude, celui d’un vignoble dédié à la production de moûts concentrés et de moûts concentrés rectifiés (MC-MCR) en France. Ce sujet a été discuté au conseil spécialisé « vin » de FranceAgriMer du 23 janvier.

La profession viticole « voudrait avancer » sur un projet, à l’étude, de vignoble dédié pour la production de MC-MCR en France, a indiqué Éric Rosaz, directeur délégué de la filière viticole de FranceAgriMer, lors d’un point presse tenu le lendemain du conseil spécialisé.
Avant de décider d’un tel projet de vignoble dédié à la production de moûts, la profession doit choisir : soit arrêter la chaptalisation pour tous les bassins viticoles, soit de l’ouvrir pour tous les bassins, soit d’opter pour une production de moûts à travers un vignoble consacré à cette nouvelle filière en projet.
L’idée de bâtir ce projet est venue de la pénurie de MC-MCR espagnols, l’Espagne ayant une récolte de raisin déjà insuffisante pour sa production de vin. Les prix des MC-MCR espagnols sont devenus très élevés, et le coût de l’enrichissement des vins par les moûts est devenu au moins une fois et demi plus cher que l’enrichissement par le sucre (chaptalisation).
Si aucune décision n’est prise pour l’instant, une tendance se dessine : de plus en plus d’entreprises vinicoles située au nord du 45e parallèle en France demandent des MC-MCR, pour une raison d’image : elles veulent faire valoir aux consommateurs qu’elles n’enrichissent pas avec du sucre, a précisé Éric Rosaz.
Une étude de faisabilité a été réalisée. La profession en est au stade du dépouillement des données, a précisé le délégué de la filière viticole.

Incertitude sur la pérennité d’un programme français de promotion et de R&D

Le conseil spécialisé a par ailleurs examiné un programme français qui doit s’achever fin 2013, il s’agit du « fonds des filière viticole et cidricole pour la promotion et la recherche-développement (R&D). Ce programme national est doté de 10 millions d’euros par an de FranceAgriMer, dont 8 pour la promotion et 2 pour la R&D. À ces 10 millions d’euros annuels doivent correspondre une somme au moins équivalente venant des professionnels. La pérennité de ce fonds après 2013 n’est pas arrêtée. Ce programme a débuté en 2011.
En 2012, le fonds a principalement consisté, pour la promotion, en une campagne pour les « vins de la France ». Concernant la R&D en 2012, le fonds a consacré 158 000 euros pour le secteur cidricole, sur des thématiques comme les arômes du cidre, les flores mixtes et les composés soufrés volatils.
Le conseil spécialisé a pris note de l’insuffisance de coordination des recherches sur la maladie du bois, qui s’étend peu à peu sur les vignes françaises. Constatant que les organisations nationales du secteur viticole ne semblent pas vraiment considérer l’extension de cette maladie comme un sujet, le président du conseil viticole, Jérôme Despey, a exhorté les organisations à s’emparer de cette question à l’échelon national.

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