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Pommes de terre primeur Une aide structurelle plutôt que conjoncturelle

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Face à l’effondrement exceptionnel des prix de la pomme de terre primeur, les producteurs Bretons demandaient à l’Etat une aide conjoncturelle pour pouvoir dégager des quantités sur l’exportation. Dans l’entourage du ministre de l’agriculture, on préfère tabler sur des aides à plus long terme, pour la promotion notamment, plutôt que sur un coup de pouce conjoncturel.

En dépit d’une situation de marché très dure, avec des prix qui s’effondrent, le ministère de l’agriculture préfère opter pour un soutien à la promotion plutôt que sur des aides directes. C’est ce qu’on fait savoir dans l’entourage de Dominique Bussereau. A condition que la filière s’organise et propose un plan, un cofinancement devrait être décidé pour promouvoir les pommes de terre primeurs sur la campagne de 2006. En attendant, l’Etat va chercher à réguler les importations (du Maroc, d’Israël et d’Espagne) en redéfinissant la notion de primeur dans ce secteur.

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5 000 tonnes envoyées en Russie

Plus immédiatement, des certificats sanitaires ont été débloqués pour permettre des ventes de dégagement en Russie. Les Bretons, à l’origine de 40 % de la production française ont bien exporté 5 000 tonnes en Russie mais à prix quasiment nul pour l’agriculteur. Les syndicalistes demandaient donc de quoi assurer une rémunération de l’ordre de 10 centimes le kilo. Peine perdue. Ils devront tabler sur des aides de plus long terme dans un contexte où ils ont bien l’impression « que la Bretagne (500 producteurs) est la seule région à se mobiliser » comme le dit un producteur.