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Industries charcutières « Une année 2004 difficile pour le secteur »

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L’année 2004 aura été « difficile » pour le secteur des industries françaises de charcuteries. « L’augmentation des marges arrière des distributeurs, la baisse de la consommation et des cours de matières premières à la hausse » ont fortement joué sur cette tendance, selon la Fédération française des industriels charcutiers, traiteurs, transformateurs de viandes (Fict). Pour la première fois depuis longtemps, le commerce extérieur du secteur a accusé un net déficit, de 16 millions d’euros.

Rien ne semble avoir épargné les 354 entreprises françaises de charcuteries-traiteurs, à en croire Robert Volut, le président de la Fédération française des industriels charcutiers, traiteurs, transformateurs de viandes (Fict). « 2004 a été une année particulièrement difficile pour notre secteur », a-t-il indiqué. En cause : les augmentations des marges arrière des distributeurs, des charges sociales, de l’énergie, du coût des emballages et même des cours de matière première porcine. Pourtant, le secteur a affiché une évolution positive de 5 % de son chiffre d’affaires à 6,8 milliards d’euros. Mais Robert Volut précise que cela est essentiellement dû à… « la hausse des matières premières » !

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Un commerce exterieur en déficit

Par ailleurs, la consommation de charcuteries par les ménages français a accusé un net recul durant l’année écoulée. En volume, après 2 années de hausse, la consommation a chuté de 1,20 %. Cette baisse provient essentiellement du rayon à la coupe qui a enregistré une baisse de 6,4 % en 2004, contre une augmentation de 2,7 % pour le libre service. En valeur, la consommation a reculé de 0,40 % après - 1,50 % en 2003. « La montée des marques de distributeurs et du hard-discount a pesé très fort sur la baisse en valeur, surtout au niveau du libre service, qui représente maintenant 57 % du marché valeur totale contre 60 % en volume », explique Robert Volut. Ajouté à cela, le commerce extérieur français, après dix ans d’excédent, a accusé un déficit de l’ordre de 16 millions d’euros en 2004. La balance est cependant restée positive en volume de l’ordre de 25 000 tonnes. Les ventes de charcuterie à l’exportation, qui représentent 11,5 % des ventes en volume et 7,8 % en valeur, ont reculé pour la troisième année consécutive. Selon la Fict, la baisse de 4 % provient d’un recul des marchés vers la Grande-Bretagne et l’Espagne. En revanche, les importations, essentiellement d’Espagne, ont progressé de 6 %, contribuant au déficit du commerce extérieur.