Bayer CropScience a défendu une approche collaborative de la pulvérisation, lors de sa 4e Université le 6 février, qui a réuni 450 participants. Saluant l'initiative, qui associe agrochimie, distribution, machinisme, instituts techniques, un représentant du ministère de l'Agriculture a mis l'accent sur la performance agroenvironnementale des équipements, à laquelle seront liées des incitations financières.
«LA pulvérisation nécessite de croiser les expertises, les compétences », a souligné Philippe Ledoux, responsable produits chez Bayer CropScience, lors d'une conférence de presse en marge de son Université le 6 février près de Paris. « On ne peut plus travailler chacun chez soi », a-t-il insisté, en louant la collaboration, depuis 5 à 6 ans, entre le spécialiste allemand de la protection des cultures et les fabricants de matériel. Réunis pour l'événement, 450 agriculteurs, techniciens, fabricants, ont eu droit à la présentation d'un dispositif sécurisant le transfert de phytos dans le pulvérisateur, développé par Bayer avec le spécialiste des buses Agrotop. Une innovation répondant bien au thème de cette 4e Université : « Tous acteurs pour une nouvelle approche de la pulvérisation ».
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Philippe Reulet, expert en pesticides et environnement à la direction régionale de l'Alimentation (Draaf) Aquitaine, a mis l'accent sur la performance agroenvironnementale, sur laquelle s'appuiera une classification des pulvérisateurs. « Le projet de recherche Eco-Spray-Viti est opérationnel, a-t-il confié à Agra. On va le financer dans le cadre du plan Ecophyto. D'ici à trois ans, les résultats des bancs de tests de pulvérisateurs permettront d'établir une classification, un peu comme celle des frigos par rapport aux performances énergétiques. Des mesures seront prises dans la foulée. L'idée ne sera pas d'interdire les anciens pulvérisateurs, mais plutôt d'orienter les incitations financières, comme le Plan végétal pour l'environnement (PVE), vers les matériels les plus performants. »