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Une autre fois à l’OMC

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A Hong Kong, l’échec est plus probable que le succès, mais il ne faut jamais vendre la peau de l’ours… Faire aboutir le cycle de Doha dans l’état actuel des esprits relèverait assurément de l’exploit, ou du miracle. En tout cas, un accord a minima évitera à la France d’avoir à condamner un bradage de ses intérêts vitaux tel qu’il se dessinait avec la proposition Mandelson. Dès lors on ne pourra pas dire si la pédagogie employée par les ministres français et les dirigeants agricoles et agroalimentaires a fonctionné ou pas. Dommage, car elle avait fait de réels progrès à travers les tribunes et interviews parus dans tous les medias. Polarisé sur les soutiens à l’agriculture, le débat de l’OMC ne pourra jamais avancer, la transparence sur les soutiens indirects et les barrières non tarifaires n’étant pas pour demain. La suite de l’histoire le dira peut-être, si l’on admet que l’agriculture et la sécurité alimentaire, de par leurs enjeux territoriaux, sociaux, sanitaires et culturels, ne ressortent pas de la seule question des avantages comparatifs dans les échanges. Au chapitre non tarifaire, la protection de la propriété intellectuelle, le sort des marques et des indications géographiques sont aussi des sujets que les négociateurs internationaux devraient, tant qu’à être justes, mettre sur la table. Et là ils découvriraient peut-être plus de sel - et de sens - aux questions agroalimentaires.

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