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Au Parlement européen, le socialiste portugais Manuel Capoulas Santos, rapporteur pour les volets paiements directs et développement rural de la réforme de la Pac, a qualifié d’« historique » le vote pour un plafonnement à 300 000 euros des aides par exploitation. Il s’est de nouveau offusqué que l’Assemblée ne dispose toujours pas des chiffres sur les enveloppes budgétaires nationales.
Rapporteur pour l’OCM unique, le démocrate-chrétien français Michel Dantin a estimé que les députés avaient « adressé un signal clair sur le renforcement de l’organisation et du poids des producteurs au sein de la chaîne d’approvisionnement alimentaire ». Il s’est félicité que le Parlement européen ait affiché sa volonté « de maintenir les droits de plantation, de prolonger les quotas sucriers et de créer un outil alternatif de régulation de la production laitière en vue de la fin des quotas dans ce secteur ».
Très critique, le Vert français José Bové, vice-président de la commission parlementaire de l’agriculture, a remarqué que « seulement deux voix ont manqué pour imposer un plafonnement à 200 000 euros qui, bien qu’insuffisant, aurait permis de réorienter ce bateau à la dérive ». De plus, selon lui, « les avancées sur les questions environnementales ont été balayées du revers de la main ». Le groupe libéral « rejette totalement de larges parties » du mandat de négociation voté par les députés qui, affirme-t-il, « constituent un véritable retour en arrière aux mauvais vieux jours des montagnes d’excédents ».
Le Copa-Cogeca, qui regroupe les principales organisations professionnelles et coopératives agricoles de l’UE, a « salué la décision rapide de l’Assemblée », qui, selon le président du Copa, Gerd Sonnleitner, « crée une bonne base pour les travaux futurs ».
La Coordination européenne Via Campesina assure que « la Pac ne sera pas plus équitable ni plus apte à garantir la sécurité alimentaire, et elle ne sera guère plus verte si la décision finale s’en tient à la position du Parlement ».
Dans le secteur du sucre, les betteraviers européens (Cibe) considèrent que le mandat de négociation du Parlement européen est « équilibré et cohérent, comprenant une prorogation des dispositions actuelles jusqu’au 30 septembre 2020, avec des mesures de marché flexibles ». Satisfaction également du côté des syndicats des travailleurs de l’agriculture et l’alimentaire (Effat).
À l’inverse, les industries utilisatrices de sucre (CIUS) jugent que « le maintien de quotas qui perturbent le marché, jusqu’à 2020 et potentiellement au-delà, donne un mauvais signal ». Même critique de la part de l’industrie des fruits transformés (Profel).
Dans le secteur du tabac, le Consortium européen pour la santé publique et l’agriculture (Ephac) déplore que les députés aient approuvé le couplage des subventions pour une production qui « ne peut avoir de place dans la Pac 2014-2020 ».
Enfin, l’Eurogroupe pour le bien-être des animaux regrette que le Parlement européen ait « refusé de soutenir l’interdiction des subventions de l’UE pour l’exportation de bovins vivants vers les pays tiers ».
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