Une nouvelle phase de déconfinement est lancée en France le 19 mai, et avec elle l’ouverture, notamment, des restaurants et bars en terrasse. Une bouffée d’oxygène après des mois de confinement, que tout le monde attend avec impatience. Reste que les contraintes sanitaires toujours strictes, à raison, ne sont pas forcément compatibles avec les modèles économiques des restaurateurs. Terrasses obligatoires, jauges à 50 %, table de six maximum, fermeture des portes à 21 heures, compliquent en effet sérieusement leur travail. Sans même parler de la météo particulièrement pluvieuse ce printemps, qui risque fort de jouer les trouble-fête, obligeant les consommateurs en terrasse à se mettre à l’abri en salle, ce qui est interdit, ou à annuler leur réservation.
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Il n’existe évidemment pas de solutions parfaites, hors la disparition durable du virus de la Covid-19. Mais en attendant que le plus grand nombre possible de personnes soient vaccinées, le dilemme pour les restaurateurs est entier. Partagés entre l’envie de retrouver leurs clients, de recommencer à travailler, de faire entrer de l’argent dans les caisses et le risque, avéré, de travailler à perte et dans de très mauvaises conditions pour leurs salariés et leurs clients. On comprend donc que beaucoup de restaurants préfèrent attendre le 9 juin, énième étape du déconfinement qui permettra une reprise dans de meilleures conditions. Encore trois semaines d’apnée et après on respire.