Le rejet du projet de loi, le 13 mai, a mis les nerfs de la FNSEA à nouveau à vif. « C’est lamentable de voir la cacophonie sur ce dossier. Est-ce que le gouvernement a encore une majorité ? Nous demandons le plus rapidement possible un nouveau projet de loi », a réagi dans la foulée Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA. Du côté des opposants aux OGM, le coup de théâtre du Palais Bourbon ressemblait davantage à une divine surprise. « Il est essentiel que le nouveau projet de loi fixe les règles de responsabilité en cas de contamination par les OGM et donne une définition précise du sans-OGM », expliquait Régis Hochart, porte-parole de la Confédération paysanne. François Lucas, le président de la Coordination rurale (CR), saluait quant à lui « le sursaut d’une partie des députés de la majorité qui a permis ce rejet d’un projet de loi qu’on voulait adopter à la hussarde ». La CR espère que l’examen du projet en commission mixte paritaire donnera l’occasion d’aboutir à un nouveau projet « plus conforme à l’intérêt général ». Xavier Compain, le président du Modef, appelle pour sa part à « réécrire la copie » en prenant en compte les « aspirations populaires ». Vu le traitement expéditif de l’affaire en CMP et la volonté du gouvernement d’en finir au plus vite, il y a peu de chances que ce vœu de réécriture soit exaucé.
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