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Maïs Une campagne d'information sur des usages méconnus

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L'amont de la filière maïs lance une campagne, intitulée « Cet épi m'épate », pour informer le grand public sur les usages méconnus de la plante et lutter contre des préjugés.

« On a envie de crier que l'espèce qui demande le moins de pesticides est le maïs » et « parler autrement » de cette céréale, la plus cultivée dans le monde, car elle ne sert pas seulement dans la salade, a expliqué devant la presse le 13 mai Christophe Terrain, président de l'AGPM (Association générale des producteurs de maïs). L'opération, menée avec la FNPSMS (interprofession des semences de maïs et sorgho) et le Gnis (Groupement national interprofessionnel des semences et plants), s'étale sur trois ans dans la presse, en radio et l'Internet, pour un budget inférieur à trois millions d'euros. Son message vise à corriger une méconnaissance des Français à l'égard du maïs. 72 % d'entre eux ont une image favorable des maïsiculteurs, mais seulement un sur deux connaît l'utilisation industrielle du produit et la majorité doute de sa durabilité, d'après un sondage Ipsos réalisé en mars dernier.

Les valeurs de la filière

« Il y une attente, chez les producteurs, d'une prise de parole, a noté Anne-Claire Vial, secrétaire générale de l'AGPM. Le maïs cristallise les critiques de l'opinion. Son image est associée à la mondialisation des échanges, à une agriculture industrielle, pourtant éloignée du mode familial existant en France. » La stratégie de communication autour de « Cet épi m'épate » repose sur trois valeurs : le progrès et l'innovation, l'organisation en filières, la diversité des maïs et des territoires. Après une première vague de communication sur les usages du produit jusqu'au 30 mai, le plan médias inclut une campagne publi-rédactionnelle dans les magazines en 2015, pour aborder des dossiers de fond.

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Rétablir des vérités

La filière souhaite en effet aborder les sujets qui fâchent. Et elle veut rétablir quelques vérités sur le maïs. A savoir qu'il nécessite peu de pesticides – son Indice de fréquence de traitement (IFP) est compris entre 1,6 et 1,7 en fonction des régions, selon les chiffres communiqués par Arvalis – et que seulement un quart des surfaces sont irriguées. 1 ha de maïs fournit 4 fois plus d'oxygène qu'1 ha de forêt et absorbe 4 fois plus de gaz carbonique, peut-on lire dans le dossier de presse. Seulement quelques lignes y traitent des organismes génétiquement modifiés. « Les OGM sont un dossier passionnel, a souligné Christophe Terrain pour justifier l'absence de communication sur le sujet. Il n'est pas essentiel par rapport à nos attentes sur les facteurs de production. » Avant d'ajouter : « On est navré de ne pas avoir la même chance (de cultiver des OGM) que les autres agriculteurs du monde, nous n'avons pas le choix.