Le collectif « Alerte OGM » a mis en ligne le 13 septembre une carte des cultures de maïs transgénique qu’elle a détectée en France. Parallèlement, la Confédération paysanne a remis à la secrétaire d’Etat à l’Ecologie un mémorandum sur les OGM intitulé « l’impossible coexistence ».
Le front des anti-OGM maintient la pression. Le collectif « Alerte OGM » publie sur son site internet (www. alerte-ogm. fr/carte/carte. php) une « carte des risques de pollution anti-OGM » qui répertorie 59 emplacements où sont culivés des maïs transgéniques MON 810. « Chacun de ces emplacements est une menace pour l’environnement, pour les cultures voisines et pour les abeilles qui vivent à proximité », indique le commentaire du site. Chaque emplacement est indiqué par un petit épi de maïs. Les coordonnées peuvent être obtenues en clicquant dessus. Il est possible de zoomer sur la carte ainsi que d’afficher la photo satellite ou un mélange de carte et de photo. La Confédération paysanne a par ailleurs remis à Nathalie Kosciusko-Morizet – la secrétaire d’Etat à l’Ecologie – un mémorandum sur les OGM intitulé « l’impossible coexistence ». Au terme d’une démonstration de 26 pages, le syndicat agricole formule les demandes suivantes :
– Permettre à l’Etat français de suspendre les autorisations de dissémination d’OGM accordées par l’UE en cas de risque pour la santé, l’environnement ou les systèmes agraires existants ;
– Reconnaître par la loi le droit des agriculteurs, des éleveurs, des apiculteurs et des consommateurs à produire et à consommer « sans OGM » ;
– Mettre en place un protocole d’évaluation obligatoire en matière de risque défini, pour les plantes produisant ou absorbant des pesticides ou des molécules nouvelles, à l’instar des examens de toxicologie sur les pesticides,
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– Reconnaître le droit aux collectivités territoriales de déclarer et maintenir leur territoire sans OGM ;
– Etiqueter « contient des OGM » dès le seuil de détection et non à partir des seuils de 0,5% ou 0,1% comme cela est pratiqué aujourd’hui par les services de l’Etat français
– Mettre en place une obligation d’étiquetage des produits issus d’animaux ayant consommé des OGM.