La chambre d’agriculture du Finistère a dévoilé, le 29 novembre, la charte qu’elle signera le 19 décembre avec la préfecture départementale, le conseil général et l’association des maires du Finistère. Son objectif : faire cohabiter durablement activités agricoles et les usages résidentiels sur même territoire.
Dans un département fortement agricole, le quatrième de France en termes d’emplois (20 000 actifs et 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires), la pression foncière est telle que l’agriculture perd 3 hectares par jour. Un chiffre symbolique. Mais il illustre les multiples sollicitations que subissent les municipalités, ici pour du résidentiel, là pour l’extension d’activités artisanales et industrielles, etc. Or, l’agriculture « gère les deux tiers de l’espace départemental », est-il noté dans la charte.
Zones d’activité économique
La charte à laquelle se sont associés le Conservatoire du littoral et la Safer de Bretagne identifiera et classera les espaces agricoles dans le but de proposer aux collectivités locales des outils de diagnostic leur permettant d’intégrer l’agriculture dans leur stratégie de développement court et moyen terme.
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L’idée, c’est de faire des bassins agricoles de véritables zones d’activité économique à inscrire comme tel dans les Schémas de cohérence territoriale (SCOT) ou les Plans locaux d’urbanisme (PLU).
« La charte ne sera pas contraignante, explique Jacques Jaouen, président de la chambre d’agriculture du Finistère, mais elle va favoriser la mise en place d’une déontologie. » Il s’agit ni plus ni moins « de développement durable ».