La conférence sociale a démarré le 7 juillet par le boycott des syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires. La FNSEA, avec l'Union nationale des professions libérales et l'Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire, avait déploré de ne pas être conviée à la table ronde introductive. Le syndicat majoritaire participait néanmoins aux autres tables rondes. Au final, la FNSEA paraît plutôt satisfaite des annonces du Premier ministre, notamment sur l'apprentissage.
LE Premier ministre a annoncé, lors de la troisième conférence sociale, le 8 juillet, que « 200 millions d'euros supplémentaires seront dégagés et votés dès la semaine prochaine » pour relancer l'apprentissage, en repli, et atteindre l'objectif présidentiel de 500 000 apprentis en 2017. Afin d'inciter les chefs d'entreprise à recruter pour la première fois en alternance, une aide de 1 000 euros par apprenti sera mise en place dans les secteurs professionnels où un accord de branche aura été conclu, a indiqué Manuel Valls.
La FNSEA était présente aux tables rondes de la conférence sociale. « Pour avoir des objectifs d'apprentissage en agriculture, il faut lever les contraintes réglementaires. Certains jeunes apprentis n'ont pas le droit de faire des gestes liés au métier », explique Jérôme Volle, administrateur de la FNSEA, qui reconnaît que le Premier ministre, dans son discours, a parlé de « faire tomber quelques contraintes ».
Désormais, la FNSEA veut des « actes concrets ». « Nous avons la capacité de développer de l'emploi en agriculture », continue Jérôme Volle. La flexibilité du temps de travail pour l'agriculture ou encore l'exonération des charges sociales ont été des sujets évoqués en table ronde. Le syndicat a défendu la compétitivité via « une convergence vers un salaire minimum européen dans le secteur agricole ». « Globalement on ne s'est pas senti oubliés », conclut l'administrateur de la FNSEA. Le président de la FNSEA était également présent aux discussions. Pour lui « c'est une satisfaction de voir que l'agriculture est prise en compte », commente-t-il dans une déclaration adressée à la presse le 9 juillet. Xavier Beulin demande « que l'on tienne compte du caractère très spécifique des petites et très petites entreprises » lors de la mise en œuvre des mesures de pénibilité. Autre sujet évoqué lors de la conférence sociale : la simplification. « Le Premier ministre a rappelé cette nécessité pour la France d'alléger un certain nombre de procédures, d'aller plus vite sur d'autres, on pense à beaucoup de sujets qui nous concernent où les délais sont très longs, et tout cela est un frein. »
Emploi des jeunes, pacte de responsabilité et baisse d'impôts
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Concernant l'emploi des jeunes, l'Etat devrait mobiliser, à travers des fonds européens, 160 millions d'euros sur deux ans pour les jeunes en grande difficulté avec un accompagnement spécifique supplémentaire de 65 000 jeunes par Pôle emploi.
Dans les autres sujets évoqués, il y a le pacte de responsabilité : « Je veux le dire très clairement aux représentants des entreprises : la mobilisation dans les branches (pour négocier les contreparties au pacte, NDLR) n'est pas encore à la hauteur. (Elles) ne sont pas encore assez nombreuses et pas assez avancées. Il faut accélérer. » « Un nouvel état de la mobilisation devra être réalisé en septembre », a ajouté le Premier ministre.
Par ailleurs, une baisse des impôts a été annoncée : « Ces mesures seront prolongées et pérennisées, la loi de finances pour 2015 organisera ainsi une nouvelle baisse de l'impôt sur le revenu des ménages des classes moyennes. »