Les niveaux moyens de consommation de fruits et légumes frais et transformés en Europe demeurent très en deçà des recommandations de l'OMS et des experts nutritionnistes (400 g par jour environ). Seuls certains pays méditerranéens comme l'Italie ou la Grèce se démarquent du lot, avec une consommation moyenne de 500 g par jour. Mais, même dans ces pays, de larges couches de la population n'arrivent pas à consommer les quantités conseillées par les experts. À la lumière de cette évolution, d'aucuns ont conclu que les initiatives nationales et communautaires visant à promouvoir la consommation de fruits et légumes ont échoué et doivent être réexaminées en profondeur, en s'efforçant de mieux cibler leurs destinataires finaux. Il est évident que le niveau de consommation dans un pays dépend de la classe sociale et de l'âge et il ressort d'enquêtes réalisées dans tous les pays de l'UE que les ménages dont les revenus sont les plus bas sont aussi ceux qui consomment le moins de fruits et légumes. Dans de nombreux pays européens, la consommation devrait être multipliée par deux si l'on veut atteindre les objectifs souhaitables au nom de la santé publique. La Commission européenne a expressément reconnu l'importance des fruits et légumes dans la promotion d'une alimentation saine qui permette de prévenir les surcharges pondérales, l'obésité et les maladies chroniques.
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