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FAO/collectivités territoriales Une convention de «coopération décentralisée»

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Des collectivités territoriales françaises ont passé le 12 juillet une convention avec la FAO (organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation) pour mener une coopération «décentralisée», plus proche du terrain, sur des projets concrets.

Les régions Auvergne, Paca, Nord-Pas-de-Calais et le département de Savoie, ont signé une convention avec la FAO, à l’invitation du président du Conseil économique et social, en présence de Jacques Diouf, directeur général de la FAO. « Les collectivités territoriales ont l’avantage du contact avec les territoires, de l’action directe et des réalités de terrain », a commenté Jacques Diouf, rappelant brièvement la situation : 852 millions d’habitants sont sous-alimentés, la part de l’agriculture dans l’économie mondiale a régressé de moitié de 1990 à 2000, et la production vivrière mondiale devra augmenter de 60% d’ici à 2050, pour nourrir une population passant de 6 milliards à 9.

Des projets modestes, nombreux et concrets

La coopération décentralisée est une stratégie de la FAO. Celle-ci cherche à élargir les partenariats et les alliances. La coopération décentralisée est par nature menée avec des enjeux financiers supportables pour les régions avec la possibilité de co-financements européens, sur des projets nombreux et concrets, réalisée par des acteurs locaux.

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Les activités menées concernent aussi bien la formation agricole et hydraulique, l’organisation de mise en marché, la conduite d’élevage, etc. Les membres des collectivités territoriales ont livré les témoignages de leurs actions. Philippe Guérin, vice-président de la région Midi-Pyrénées, a cité le cas de sa région, qui participe à la replantation d’une forêt au Maroc, à des micro-crédits pour la relance de production de fruits séchés et confitures, afin de stocker des fruits avec des frais moindres qu’en surgélation. Jean Fressoz, du conseil général de Savoie, a décrit la coopération que mène son département en Haïti depuis 15 ans, auprès d’une centaine de familles paysannes pauvres, dans l’espoir que la réussite de l’opération entraîne d’autres opérations, menées par les habitants. Appui au secteur horticole porté par des acteurs locaux, structuration de filière de fruits et de miel au Mali avec l’aide de la région Nord-Pas-de-Calais : dans tous ces programmes, les collectivités et la FAO comptent sur un fort effet de levier. Cela signifie que les acteurs principaux sont les locaux, que les collectivités et la FAO n’interviennent que pour orienter, conseiller, former, mais pas pour produire à la place des locaux. Les partenariats avec les entreprises sont souhaités, dans des domaines très variés, comme l’équipement hydraulique, mécanique, les semences, l’énergie solaire, le terrassement, etc.