Le bilan de santé de la Pac renforce indéniablement les préoccupations de la filière. D’après les simulations présentées par Stéphane Jézequel, ingénieur régional chez Arvalis, la mise en œuvre de la réforme de la Pac pourrait faire chuter le revenu du producteur de blé dur à 25 euros/ha, soit un niveau inférieur 35 euros/ha gagnés lors de la récolte 2006, l’une des plus mauvaises années jamais enregistrées. Le calcul se fonde sur plusieurs hypothèses. Il s’agit d’une exploitation en zone traditionnelle blé dur produisant 35 q/ha vendus 250 euros/t. Elle bénéficie d’un droit à paiement unique de 280 euros/ha contre 340 euros/ha aujourd’hui, compte tenu d’une modulation et d’un prélèvement au titre de l’article 68 évalués chacun à 10 %. S’y ajoute une prime recouplée de 100 euros/ha au lieu de 166 euros/ha. Des hypothèses que l’ingénieur ne juge « pas si pessimiste ques ça »... mais qui n’empêchent pas la culture de fournir « une rentabilité quasi nulle ». Pour la filière, il faut que le blé dur puisse prétendre à une compensation au titre du second pilier.
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