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Cycle de Doha Une étude commandée par Bruxelles souligne les avantages d’un accord à l’OMC

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Commandée par la Commission de Bruxelles, une étude affirme que la conclusion du cycle de Doha sur les bases actuelles se traduirait par 30 milliards de dollars de PIB de plus pour l’UE et n’aurait pas d’effets négatifs sur les salaires des travailleurs européens. Les organisations professionnelles et coopératives agricoles de l’Union (Copa-Cogeca) rappellent toutefois, à ce propos, que, selon une étude d’impact de la Commission elle-même, la libéralisation des échanges résultant d’un tel accord à l’OMC pourrait représenter des pertes annuelles de revenus de plus de 18 milliards de dollars pour les agriculteurs de l’UE.

Réalisée par le CEPII (Centre d'études prospectives et d'informations internationales), un institut de recherche établi à Paris, l’étude commandée par la Commission européenne et publiée le 31 octobre se base sur les derniers textes de négociation du cycle de Doha, qui datent de décembre 2008 et ont été actualisés le 21 avril 2011. Elle évalue à 359 milliards de dollars sur une base annuelle l’accroissement des exportations mondiales qui résulterait d’un accord sur la libéralisation des biens industriels, de l’agriculture et des services et sur la diminution des charges administratives (la « facilitation des échanges »). Si un accord sur la libéralisation sectorielle des biens industriels (produits chimiques, machines et biens électroniques) pouvait aussi être conclu, les exportations mondiales augmenteraient encore de 146 milliards de dollars.

30 milliards de dollars de PIB de plus pour l’UE
L’étude du CEPII affirme qu’un accord à l’OMC sur les bases actuelles serait bien équilibré et se traduirait par une croissance économique supplémentaire de 0,2 % au niveau mondial et 30 milliards de dollars de PIB de plus pour l’UE sur une base annuelle.
Les auteurs concluent aussi que cet accord n’aurait pas d’effet négatif sur les salaires des travailleurs de l’UE. Les salaires de la main-d’œuvre qualifiée et non qualifiée augmenteraient même d’environ 0,3 %.
Dans le domaine agricole, ce qui est déjà sur la table de négociation du cycle de Doha se résume ainsi pour l’UE :
– baisse des droits d’importation de 60 % en moyenne (offre de 2008, après celle de 39% en 2005).
– réduction de 80 % des soutiens internes qui faussent la concurrence (-70 % dans le cas des Etats-Unis).
– accord pour éliminer les subventions à l’exportation en 2013 dans le cadre d’un accord global.

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