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Une étude de référence sur les rendements bio

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À l’occasion du Sival début janvier à Angers, Interfel a présenté une étude sur les rendements bio de douze fruits et légumes basée sur les productions de l’année 2023. « La genèse du projet, c’est le constat qu’à ce jour, il n’y avait pas de données régulières sur les rendements bio », évoque Arthur Bohan, chef de projet bio chez Interfel. Commandée à Agrex Consulting, cette étude a montré une différence de 41 % en moyenne sur les espèces étudiées entre les rendements bio calculés à partir d’une enquête auprès des acteurs de la production, et conventionnels issus de données Agreste. « Dans le contexte de l’année 2023, les écarts de rendements entre bio et conventionnel s’échelonnent de 20 % en carotte à 68 % en prune », évoque-t-il. L’étude a également montré une variabilité importante des rendements entre les typologies d’exploitation, dont la taille ou encore les structures et débouchés commerciaux. En carotte, la moyenne s’établit à 34,4t/ha, alors que 25 % des producteurs récoltent moins de 10t/ha.

Au-delà de ces premiers constats, Arthur Bohan évoque l’importance de pouvoir comparer les chiffres sur une trajectoire long terme pour s’affranchir des variabilités annuelles. À ce titre, le service de la Statistique et de la prospective (SSP) du ministère de l’Agriculture étudierait actuellement une méthodologie de remontée des indicateurs spécifiques à la bio. « L’idée est que le SSP puisse utiliser l’étude Agrex comme point de référence pour établir une méthodologie reproductible », explique le chef de projet bio chez Interfel.

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Pour l’interprofession des fruits et légumes, les données de rendements, associées aux surfaces recensées par l’agence bio, permettent d’estimer un potentiel de production pour chacune des espèces. « Ce sont des chiffres à prendre avec des pincettes car le décompte des surfaces n’est pas toujours en phase avec le terrain, mais cela permet de comparer l’adéquation entre l’offre et la demande. En pomme, nous produisons beaucoup trop par rapport au marché français », analyse Arthur Bohan.

Des écarts de rendements entre bio et conventionnel de 20 % en carotte