Une étude portant sur la situation des abattoirs décrit leur surcapacité selon la taille et la nature des animaux traités. Selon ce travail, demandé par le ministre de l’Agriculture, les abattoirs poursuivent leur concentration et surtout leur tendance à la spécialisation.
Depuis 2001, les volumes abattus diminuent plus rapidement que le nombre d’établissements. C’est ce que montrent deux études récemment diffusées, demandées par le ministre de l’Agriculture, l’une réalisée par le Conseil général de l’alimentation et de l’agriculture (Xavier Ravaud) et la seconde élaborée par le cabinet Blézat Consulting. Leur constat concerne particulièrement les AME (abattoirs multi-espèces). Concernant la filière porc, le taux moyen d’utilisation est d’environ 70% et la taille de l’abattoir ne semble pas avoir de conséquences sur ce taux. En revanche, un déséquilibre est observé entre le nord et le sud du territoire, où les abattoirs manquent de plus en plus d’approvisionnement. Dans la filière des gros bovins, au contraire, plus l’AME est petit, plus son taux moyen d’utilisation est faible (le taux varie entre 40 et 65%). Cela révèle la fragilité des abattoirs de petite capacité (moins de 1000 t) par rapport aux abattoirs de grande capacité. Ce phénomène est surtout localisé dans les régions du Sud, du Centre et de Franche-Comté.
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