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Sucre Une étude européenne examine la chaîne d’approvisionnement aval du secteur sucre

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Les changements apportés au régime sucrier de l’UE ne sont probablement pas suffisants pour promouvoir une totale transmission des prix tout au long de la chaîne d’approvisionnement, selon une étude commandée par la Commission européenne. Cette transmission est affectée notamment par la situation de la concurrence en aval, au niveau du secteur alimentaire et de la distribution, constatent les auteurs, qui jugent peu probable que « cela change en l’absence d’une certaine pression en ce sens ».

Réalisée par le bureau de recherche et de conseil Areté, une étude publiée le 6 juin par les services agricoles de la Commission européenne reconnaît que la réforme de l’OCM du sucre en 2006 a contribué à « améliorer les conditions du fonctionnement » de la transmission des prix dans ce secteur, en particulier de la transmission horizontale entre les marchés communautaire et international.
Malgré les « progrès significatifs » réalisés durant les six années écoulées depuis la mise en place de la réforme, les effets attendus sur la transmission horizontale et verticale des prix ne sont survenus « qu’en partie », tempèrent les auteurs. Toutefois, notent-ils, une comparaison avec le secteur céréalier montre que les processus importants, notamment la transition vers une véritable transmission horizontale des prix entre les prix européens et le prix international, « ont besoin de temps pour produire leurs effets ».

Des changements « probablement pas suffisants »

L’étude – dont la qualité est jugée « bonne » par les services européens – souligne que les changements apportés au régime sucrier de l’UE ne sont « probablement pas suffisants » pour promouvoir une totale transmission des prix tout au long de la chaîne d’approvisionnement, jusqu’à la consommation finale. Elle précise que le fonctionnement de la transmission verticale des prix est « notoirement affecté » par la situation de la concurrence aux niveaux situés en aval (secteur alimentaire, distribution) sur lesquels l’organisation commune de marché « n’a pas d’influence directe ».
L’asymétrie évidente constatée en matière d’augmentation des prix, avec des prix de détail qui réagissent davantage aux augmentations des prix départ usine qu’à leurs diminutions, signifie que « les opérateurs des secteurs situés en aval sont en position d’accepter ce comportement des prix », expliquent les auteurs. « Il est peu probable que cela change en l’absence d’une certaine pression en ce sens », concluent-ils.

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