On savait depuis le printemps 2018 que X, la filiale du géant Alphabet (ex-Google) dédiée aux projets « risqués » (voitures autonomes, lunettes connectées…) « passait de plus en plus de temps avec des agriculteurs ». X a finalement levé le voile sur ces travaux, le 12 octobre, avec la présentation d’un projet intitulé Mineral. Il s’agit d’un robot d’observation des cultures, baptisé The Plant Buggy, et d’un logiciel associé d’aide à la décision destiné aux « sélectionneurs » et aux agriculteurs.
Le robot a été utilisé jusqu’ici pour observer des cultures de « fraises et de soja », « de melon, de fruits rouges, de salades, d’oléagineux, d’avoine et d’orge », de la levée à la récolte. Quant au logiciel associé, il mobilise de l’apprentissage automatique (machine learning) et des données externes (satellites, sols…). Mineral vise d’une part les sélectionneurs, qu’il veut aider « à comprendre et à prédire comment les différentes variétés de plantes répondent à leur environnement ». Et les producteurs qu’il veut aider à « cibler individuellement les plantes au lieu de champs entiers, en réduisant leurs coûts et leur impact environnemental ».
L’équipe de Mineral travaille en Argentine, au Canada, aux États-Unis et en Afrique du Sud, mais n’en dit pas plus sur sa stratégie et son agenda commercial. Elle ne précise pas si elle souhaite faire de ce robot un outil de désherbage, comme celui des suisses d’Ecorobotix ou des français Naïo. Ce n’est pas la première incursion de Google en agriculture. En 2015, son fonds de capital-risque Google Ventures avait investi dans la start-up Farmers Business Network.
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L’équipe de Mineral travaille en Argentine, au Canada, aux États-Unis et en Afrique du sud