Les producteurs de mâche du bassin nantais sont confrontés à un « renchérissement des techniques de production et une hausse des coûts salariaux » préfigurant « une flambée des coûts de production de l’ordre de 30 à 40 % », prévient dans un communiqué de presse du 18 janvier la fédération des maraîchers nantais. En cause notamment « la disparition du TODE et CICE », cite Antoine Thiberge directeur de la fédération, joint par téléphone. La fédération table ainsi sur une hausse des coûts salariaux de 30 € par mois et par saisonnier, dans un bassin qui compte « entre 12 000 et 14 000 saisonniers ». Autre facteur : le temps de travail liés au désherbage qui est « en train de flamber », en lien avec « la question des produits phytos dans son ensemble », précise Antoine Thiberge. « Le désherbage de la mâche n’est pas mécanisable », indique-t-il. La fédération des maraîchers nantais veut donc demander « à l’ensemble des opérateurs de l’aval de prendre en compte ces nouvelles contraintes » et de « revaloriser les prix tant sur le marché de gré à gré que dans le cadre de la contractualisation ». Avec 35 000 tonnes annuelles de mâche, la région de Nantes représente à elle seule près de 85 % de la production française et 50 % de la production européenne.
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Le temps de travail lié au désherbage est « en train de flamber »