L’étude Référence circuits courts a permis la réalisation de brochures par production. Lait, viande bovine, ovine, porcine, volailles, légumes et petits fruits ont été analysés.
Concernant le lait, l’étude a suivi 58 exploitations. « Il y a une très grande diversité dans les circuits courts », note Emmanuel Béguin de l’Institut de l’élevage, lors d’une journée de présentation des résultats, le 17 octobre à Paris. Et ils ne concernent pas seulement les petites exploitations. Au contraire, cette étude laisse entendre que « les circuits courts sont présents dans des exploitations plus grosses que la moyenne ». Les élevages cibles ont un cheptel moyen de 56 vaches et emploient 4 actifs, dont 1,8 concerne l’activité de commercialisation.
Les circuits courts sont la plupart du temps présents en plus d’un débouché plus long. Ainsi, 66% des exploitations étudiées écoulent moins d’un tiers du lait directement. « Il y a des exploitations disposant de petits quotas qui veulent se donner une viabilité, et des grosses exploitations qui s’orientent vers un développement vertical avec beaucoup de salariés », constate Emmanuel Béguin. Entre les deux, les circuits courts sont une diversification pour la majorité des fermes. Mais lorsque le volume transformé dépasse 100 000 litres, le circuit de commercialisation devient le plus souvent indirect. En s’orientant vers la grande et moyenne distribution ou la restauration collective, les exploitations peuvent écouler plus de volumes. Mais les ateliers qui pratiquent la vente directe obtiennent une valorisation près d’un quart supérieur à ceux utilisant des circuits de vente indirecte.
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