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Éthanol Une méthode recommandée par l’UE confirme le bilan positif

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Une nouvelle étude, utilisant cette fois une méthode recommandée par l’UE, confirme le bilan positif de l’éthanol en termes de ratios énergétiques et d’émissions de gaz à effet de serre, a indiqué le Syndicat national des producteurs d’alcool le 19 mai.

Des critiques reprochant aux biocarburants d’investir trop d’énergie fossile pour trop peu de résultats énergétiques, le SNPAA et la Fédération des coopératives betteravières ont commandé une nouvelle étude à Écobilan, après celle réalisée en 2002. À l’époque, la société Écobilan, appartenant au cabinet PriceWaterhouseCoopers, avait conclu qu’une unité d’énergie fossile investie dans la production d’éthanol (sous forme d’engrais, de carburant des tracteurs et des usines, etc) génère deux unités d’énergie sous forme d’éthanol.

L’approche de la directive « énergies renouvelables »

La nouvelle étude, finalisée en avril, intègre les dernières données disponibles à la fois en termes de performances industrielles et productivité agricole. Elle est basée sur la méthodologie des analyses de cycle de vie de deux sites importants de production de bioéthanol : celui de la distillerie de betteraves d’Arcis-sur-Aube de Cristal Union et celui de la distillerie de blé de Lillebonne de Tereos. Elle s’appuie sur l’approche méthodologique proposée dans la directive européenne sur « la promotion de l’utilisation d’énergie à partir de sources renouvelables », de janvier dernier.

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Plus précisément, Écobilan a cette fois utilisé la méthode de l’allocation énergétique (on calcule tous les bilans énergétiques produits par produits, dans le process) et non celle de l’allocation massique (une répartition sur la base du poids des produits et co-produits).

Il ressort de l’étude d’Écobilan des résultats aussi positifs qu’en 2002, voire améliorés, en raison des avancées technologiques, selon le SNPAA. Les résultats obtenus confirment que le bilan énergétique est largement positif (plus de deux unités produites par unité consommée pour la produire contre 0,86 pour l’essence fossile) et que le bilan environnemental est également largement positif (une économie de l’ordre de 60 % sur les émissions de gaz à effet de serre par rapport à l’essence).