Pour Jean Gaubert, député des Côtes-d’Armor, il ne faut pas perdre de vue que « le monde rural n’est plus le monde agricole ». Les coopératives doivent donc tenir compte des attentes citoyennes. « Sur les questions d’environnement, les coopératives doivent être moteurs », a affirmé l’élu, ancien agriculteur coopérateur. Dans le cadre de sa démarche développement durable, Nouricia a ainsi réalisé des bilans carbone et énergétique détaillés auprès de sept exploitations agricoles. « Nous montrons notamment combien un hectare nourrit de personne », a expliqué Christian Rousseau, son président. Bilan : les meilleures performances sont obtenues par une exploitation céréalière en semis direct. L’agriculteur a la particularité d’implanter un couvert intermédiaire qu’il ne détruit pas mais fait brouter par des moutons. Un système peu courant en France et qui donne à réfléchir. De son côté, la Sicaseli, coopérative du Lot, a beaucoup travaillé sur le volet social du développement durable. Elle s’ingénie notamment à développer des liens plus étroits entre salariés et coopérateurs, parce que « travailler dans une coopérative ne signifie pas la même chose que travailler dans un centre Leclerc », a souligné Dominique Olivier, son directeur. Pour mettre en valeur les produits de ses adhérents, elle a également créé un espace « sens du terroir » dans son Gamm Vert de Figeac. Une idée qui a fait tâche d’huile dans d’autres départements de France.
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