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Centres Techniques Une partie du Centre technique de la salaison absorbée par l’ITP

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Après avoir été placé en redressement judiciaire, le Centre technique de la salaison disparaît, une partie de ses activités est reprise par l’Institut technique du porc, appelé à devenir l’Institut technique de la filière porcine, et une autre par la société d’analyse Silliker.

Le tribunal de commerce de Créteil a désigné le 3 mai l’Institut technique du porc et la société Silliker comme repreneurs d’une partie du Centre technique de la salaison, de la charcuterie et des conserves de viandes (CTSCCV).

Ce plan prévoit la reprise de seulement 16 des 45 salariés du Centre dont les activités seront maintenues sur le site de Maisons-Alfort.

Organisme scientifique et technique d’intérêt public sous tutelle de l’Etat créé en 1954, le CTSCCV veille à la sécurité de produits alimentaires et travaille à améliorer leur qualité.

L’Institut technique du porc est une émanation des professionnels du secteur et la société Silliker est l’un des grands laboratoires mondiaux de l’analyse des produits alimentaires qui s’était trouvé en concurrence avec la société Eurofins pour la reprise de l’activité d’évaluation sensorielle.

Dépuis le 15 décembre, le CTSCCV était en procédure simplifiée de redressement judiciaire suite à la disparition de la taxe parafiscale qui assurait 42% de ses recettes et au déficit de plusieurs de ses activités commerciales.

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Cette solution de reprise avait la faveur de l’interprofession porcine (Inaporc) et du ministère de l’Agriculture, indique un communiqué de la direction du Centre technique. Elle « va permettre aux professionnels artisans et industriels de poursuivre les missions de recherche-développement et de normalisation-réglementation à travers un nouvel Institut technique de la filière porcine (IFIP) ».

Un nouvel institut de filière

« Cet institut regroupera les activités initiales de l’ITP et celles du CTSCCV reprises dans le cadre du plan de cession entériné par le tribunal », précise ce dernier.

Pour sa part, l’ITP s’est félicité de l’occasion qui lui est donnée d’élargir son champ de compétence. En plus de ses activités « économie de la filière », « techniques d’élevage » et « génétique », l’institut créera un pôle « viandes fraîches et produits transformés » composé de 20 ingénieurs et techniciens (dont 12 provenant du CTSCCV) qui couvrira les aspects de qualité sanitaire et technologique des viandes fraîches et transformées, d’innovation, de veille réglementaire et normative et de gestion du Code des usages.

Cette solution n’a pas du tout été appréciée des représentants des salariés, le secrétaire du comité d’entreprise Claude Demeulemester, délégué CGT, annonçant que « toutes les voies de recours seront explorées » et dénonçant le « désengagement de l’Etat et le démantèlement d’un outil de recherche indépendant » au préjudice de la « protection des consommateurs ». « C’est le premier centre technique liquidé de cette manière et c’est aussi la porte ouverte à la liquidation de tous les autres centres techniques », a-t-il estimé.