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Une prédominance des symptômes cutanés

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Dix ans de recul sur Phyt’attitude montre que les intoxications par les produits phytos se traduisent dans 25 % des cas par des symptômes cutanés. « On oublie toujours le risque de pénétration à travers la peau, a signalé le 23 mars Robert Garnier, du centre antipoison de Paris. On protège les mains mais attention aux vêtements. Il peut y avoir pénétration de produits pulvérulents du fait de la sueur, par exemple ». Viennent ensuite les symptômes digestifs, dans 22,8 % des cas, neuro-musculaires (16,1 %) et ophtalmologiques (10 %).
Les fongicides sont très souvent incriminés puisqu’ils représentent un tiers des intoxications. Celles-ci surviennent essentiellement lors de l’application de la bouillie, et dans un cas sur cinq, elles font suite à un incident. Alors que les projections accidentelles restent très fréquentes mais diminuent depuis 1997, les débouchages de buses posent de plus en plus de problème.
Si les médecins épidémiologistes reconnaissent sans peine l’utilité d’un dispositif comme Phyt’attitude dans l’identification des troubles aigus ou suraigus liés aux pesticides, ils en relativisent également la portée : « 1 000 dossiers imputables aux phytos par an pour 800 000 utilisateurs, c’est tout petit, a souligné le docteur Pierre Lebailly, maître de conférence. Mais attention, le dispositif ne mesure pas la prévalence pour ces symptômes. Et ce qui apparaît toxique en aigu n’est pas forcément ce qu’il y a de plus toxique sur le long terme ».

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