Abonné
Le Plan Maroc Vert oriente les productions agricoles marocaines vers les productions rémunératrices comme la tomate et l’olive de conserve. La priorité du PMV n’est pas forcément céréalière. « L’objectif de l’intensification est l’amélioration du revenu. Il faut travailler la qualité et développer les avantages comparatifs, comme la production de fruits et légumes et d’agrumes et les productions de terroirs », a exposé Abdeslam Bourfoune, chef de la division des productions végétales du ministère marocain de l’Agriculture, assisté de plusieurs de ses collègues. Devant le manque de terres, l’accent est mis sur les productions maraîchères et la transformation de céréales en viande et en produits laitiers. Souvent avec succès, comme le montre le dynamisme d’une coopérative laitière telle la Copag, située au sud d’Agadir.
La SAU, qui ne représente que 13% de la surface totale du pays, est soumise à une forte pression de la croissance démographique, de l’urbanisation et de l’érosion, alerte le professeur Najib Abeski. Un grave problème est que 60% de cette SAU « sont soumis au risque d’érosion, et deux millions d’hectares (sur les 8,7 Mha de SAU) le sont déjà à un stade avancé ». À peine 30% des terres cultivables sont situées sur des territoires recevant plus de 400 mm de pluies par an, alors que près de la moitié des terres en reçoivent de 200 à 400 mm.
Le PMV projette néanmoins une amélioration de la production céréalière, de 5 millions de tonnes (Mt) actuellement, à 7 millions de tonnes en 2020. Il prévoit pour cela d’élever le taux d’utilisation de semences certifiées, de 14% actuellement à 45%.
Mais si la production de céréales est censée s’accroître, la consommation est appelée à grimper. Le PMV met en effet l’accent sur les industries de transformation, notamment de volailles, fortes utilisatrices de grains.
La production de volailles passerait de 253 000 tonnes en 2000 à 525 000 tonnes en 2020, pour « renforcer la contribution des protéines animales à l’équilibre alimentaire », stipule le PMV. Cependant la production avicole nécessite surtout du maïs, et celui qui est importé pour les volailles marocaines est essentiellement nord-américain.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Suivi
Suivre
Suivi
Suivre