Le syndicat des fabricants d'aliments du bétail (Snia) et Coop de France Nutrition animale ont présenté des prévisions de production d'aliments baissières pour l'année calendaire 2014 (-0,7%). Fait rare, le nombre d'usines s'est redressé en 2013, porté par le secteur du « mash ».
«N OUS sommes satisfaits de la qualité de la récolte de blé, notamment de la qualité fongique et du faible taux de mycotoxines », a déclaré Alain Guillaume, président du syndicat des fabricants d'alimentation animale (Snia), le 10 septembre à Paris. Le conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer a annoncé le même jour des prévisions en baisse pour la consommation de maïs par l'alimentation animale (3,1 Mt en 2014/15 contre 3,6 en 2013/14), et en hausse pour le blé (5,1Mt contre 4,4 en 2013/14). « Cela va à l'inverse de la tendance de ces dernières années », a commenté Alain Guillaume, président du Snia.
Production en baisse en 2014Le Snia et Coop de France Nutrition animale ont présenté des chiffres de la production française d'aliments 2013-2014, globalement en baisse (-0,5% à 21,12 Mt). En détail, les volumes sont en progression en bovins (+2,8%), et en baisse en porcs (-3,4%) et en volailles (-1%). En volailles, la baisse est limitée géographiquement à la Bretagne (-5,5%), liée aux difficultés de la filière poulet grand export, et au Sud-Est (-6,0%), alors qu'en porc la baisse concerne tout le territoire. En bovins lait, le Sud-Ouest est la seule région française où la consommation recule (-4%), la Bretagne devance tout le reste du territoire (+8,6%).
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Les prévisions pour 2014 (année calendaire) sont à nouveau baissières (-0,7%). « La production de volaille est suspendue au sort du grand export », nuance Jean-Luc Cade, président de Coop de France Nutrition animale. La tendance reste inchangée selon les prévisions des fabricants : la production d'aliments pour volailles est anticipée en baisse (-1,1%), tout comme pour les porcs (-4,5%), alors que l'aliment pour bovins continuent d'augmenter (+3%).
Le secteur le plus porteur de l'alimentation animale, c'est le mash, un mélange de matières premières identifiables à l'œil, dont les volumes recensés par le Snia et Coop de France Nutrition animale ont augmenté de 125 000 tonnes en 2013, pour dépasser les 800 000 tonnes. « Lorsque l'on aura recensé toutes les entreprises qui produisent du mash, nous dépasseront très largement le million de tonnes », a expliqué Alain Guillaume. C'est aussi le seul secteur où des entreprises se créent. Il s'agit d'une nouvelle offre de présentation des aliments qui séduit principalement les éleveurs de bovins, par sa praticité et sa qualité, expliquent les fabricants. C'est grâce à ce secteur que le nombre d'usines d'aliments a enregistré une hausse, à 294 usines recensées, alors qu'il déclinait depuis 2002 de 1,3% par an.